rebeccaRebecca de Daphné du Maurier

Traduit de l'anglais par Denise Van Moppès

Albin Michel, 503 pages.

Quatrième de couverture :

Dès les premières heures à Manderley, somptueuse demeure de l'Ouest de l'Angleterre, le souvenir de celle qu'elle a remplacée s'impose à la jeune femme que vient d'épouser Maxim de Winter.

Rebecca, morte noyée, continue d'exercer sur tous une influence à la limite morbide. La nouvelle madame de Winter, timide, effacée, inexpérimentée, se débat de son mieux contre l'angoisse qui l'envahit, mais la lutte contre le fantôme de Rebecca est par trop inégale.

Daphné du Maurier, dans Rebecca, qui est sans doute le roman le plus caractéristique de son talent, fascine le lecteur et l'entraîne à la découverte d'inquiétantes réalités sans quitter le domaine familier de la vie quotidienne.

Ce que j'en ai pensé :

C'est avec un grand plaisir que je me suis replongée dans l'univers de Daphné du Maurier pour le challenge organisé par Océane.

L'atmosphère de ce roman était malgré les années restées gravée dans ma mémoire. Manderley est une splendide demeure anglaise, entourée  d'un  parc s'étendant jusqu'à la mer.

Le temps n'avait pas pu détruire la parfaite symétrie de cette architecture, ni sa situation qui était celle d'un bijou au creux d'une paume.

Dès son arrivée, la toute jeune  Madame de Winter, timide et effacée ressent l'atmosphère oppressante des lieux. Partout la présence de Rebecca, première femme de Maxim de Winter, décédée tragiquement en mer, semble s'imposer. Rebecca était vive, sûre d'elle, et tout semblait lui réussir ... Comment lutter contre le fantôme omniprésent d'une morte adulée par son mari ?  D'autant que la gouvernante, Mrs Danvers, cultive son souvenir avec un soin jaloux et renvoie à la nouvelle Mme de Winter son insignifiance et son incompétence ...

Mais  lors d'une forte tempête, le bateau de Rebecca, renfermant son cadavre,  remonte à la surface... peu à peu les fils se dénouent et dévoile une réalité bien différente de ce que l'on pouvait imaginer.

J'ai trouvé la jeune Mme de Winter, dont on ignore le prénom, très attachante, la description des lieux superbe. L'intrigue, servie par une écriture soignée, réserve des rebondissements et tient en haleine jusqu'au bout.

Merci Océane d'avoir organisé ce challenge, et je t'envoie tous mes voeux de rétablissement. 

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