Soie dit en passant ....

15 février 2011

Faire l'amour - Jean-Philippe Toussaint - Prix Indiana # 8

faire_amour_toussaintFaire l'amour - Jean-Philippe Toussaint

Les Editions de Minuit, 2002/2009, 146 pages suivi de Faire l'amour à la croisée des chemins par Laurent Demoulin

Quatrième de couverture :

C'est l'histoire d'une rupture amoureuse, une nuit, à Tokyo. C'est la nuit où nous avons fait l'amour ensemble pour la dernière fois. Mais combien de fois avons-nous fait l'amour ensemble pour la dernière fois ? Je ne sais pas, souvent.

Ce que j'en ai pensé :

C'est un livre très court, 146 pages. Marie est styliste et s'est rendue à Tokyo pour raisons professionnelles. Son compagnon, le narrateur, l'a accompagnée. Il sait, dès lors,  que ce voyage marquera la rupture définitive de leur couple.

Le jour même où Marie me proposa de l'accompagner au Japon, je compris qu'elle était prête à brûler nos dernières réserves amoureuses dans ce périple. N'eût-il pas été plus simple, si nous devions nous séparer, de profiter de ce voyage prévu de longue date pour prendre un peu de recul l'un envers l'autre ? Etait-ce la meilleure solution de voyager ensemble, si c'était pour rompre ? Dans une certaine mesure, oui, car autant la proximité nous déchirait, autant l'éloignement nous aurait rapprochés.

***

Posté par soieditenpassant à 23:49 - Commentaires [7] - Permalien [#]


14 janvier 2011

Les enfants de l'empereur - Claire Messud - Prix indiana # 7

enfants_de_lempereurLes enfants de l'empereur - Claire Messud

Titre original : The emperor's children

Traduit de l'américain par France Camus-Pichon

Editions Gallimard (Folio), 2008 pour la traduction française, 715 pages

Quatrième de couverture :

Manhattan, début 2001. Trois jeunes trentenaires se retrouvent déchirés entre leurs rêves et les exigences du réel : Marina, apprentie journaliste, écrasé par son père Murray, maître de l'intelligenstsia new-yorkaise ; Danielle, en quête de l'âme soeur et de reconnaissance professionnelle ; Julius, pigiste gay, aspirant à se ranger sans pouvoir s'y résoudre. Leurs rapports se compliquent dangereusement avec l'arrivée du séduisant Ludovic et celle du provincial Bootie... De périlleux chassés-croisés sentimentaux en perspective, avant que les masques ne tombent, dans une comédie de l'innoncence perdue qui culmine un certain 11 septembre.

Par son jeu virtuose sur les points de vue, son habileté à relier les trajectoires individuelle à l'Histoire, Claire Messud nous offre le portait réjouissant d'une métropole narcissique, et recrée toute une poque, si proche et déjà si lointaine.

Ce que j'en ai pensé :

Ce livre décrit le mal être de trois trentenaires, dont l'une (Marina) est complètement écrasée par la personnalité de son père. J'ai trouvé les relations entre les personnages intéressantes, notamment la recherche de reconnaissance paternelle de Marina, et la soif d'absolu de Bootie qui refuse les compromis... quoiqu'à la fin, finalement ...

Mais malgré tout excepté Danielle, je n'ai pas trouvé les personnages très attachants. Un peu enfants-gâtés et immatures pour les trentenaires, et un peu imbu de lui même et enfermé dans ses certitudes pour le père de Marina.

J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de répétitions également, notamment au niveau de la gestuelle des personnages, à tel point qu'ils semblent avoir des tics ... sourire ... : Bootie qui remonte les lunettes sur son nez, Marina qui agite ses bras fins, son père qui se sert un whisky ....

Néanmoins une histoire que j'ai lu sans déplaisir.

J'ai lu ce livre dans le cadre du prix Indiana prix_litteraire_indiana_02

Cliquez sur la photo pour voir la liste des participantes et les liens vers leurs articles.

Posté par soieditenpassant à 23:09 - Commentaires [9] - Permalien [#]

10 janvier 2011

Le cantique de l'apocalypse joyeuse - Arto Paasilinna - Prix indiana # 6

le_cantique_de_l_apocalypse_joyeuseLe cantique de l'apocalypse joyeuse - Arto Paasilinna

Titre original : Maaiman paras kylä

Traduit du finnois par Anne Colin du Terrail

Editions Denoël, 2008 pour la traduction française, 391 pages.

Quatrième de couverture :

Terre, XXIe siècle. Partout le chaos. Alors que l'économie s'effondre, des hordes de miséreux sillonnent les continents. La Troisième Guerre mondiale est sur le point d'éclater ... Pourtant, dans la forêt finlandaise, un havre de paix demeure Là où, des années plus tôt, sur son lit de mort, un vieux communiste a chargé son petit-fils de construire une église en bois. Autour d'elle, une communauté de Finlandais délirants s'est peu à peu formée : ensemble ils revisitent les techniques de subsistances de leurs ancêtres, loin d'un monde en déconfiture.

Avec un humour ravageur, Arto Paasilinna plaide pour une vie plus proche de la nature, sans les diktats de la société de consommation.

Ce que j'en ai pensé :

Un style décalé et des personnages hauts en couleur, des "durs à cuire" pour prôner les dangers de la société de consomation et de l'industrialisation à outrance et défendre une vie saine proche de la nature. Même si c'est caricatural et que certaines solutions paraissent peu crédibles, on se laisse prendre au jeu. Il faut se familiariser avec les noms finlandais, mais on n'a guère l'occasion de lire auteurs de ce pays, c'était ue découverte dépaysante.

Lu dans le cadre du Prix Indiana. prix_litteraire_indiana_02

Un clic sur la vignette vous donnera accès à la liste des participantes et aux liens vers leurs billets.

Posté par soieditenpassant à 22:53 - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags :

31 décembre 2010

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee

ne_tirez_pas_sur_loiseau_moqueurNe tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee coeur26

Titre original : To kill a mockingbird

Traduit de l'anglais par Isabelle Stoïanov

Editions De Fallois, 2005 pour la traduction française, 446 pages.

Quatrième de couverture :

Dans une petite ville d'Alabama, à l'époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au coeur de la lutte pour les droits civiques des noirs aux Etats-Unis -, connut un tel succès.

Mais comment ce livre est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C'est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique.

Couronné par le prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur s'est vendu à plus de 30 millions d'exemplaires dans le monde entier.

Ce que j'en ai pensé :

La jeune Scout vit avec son frère aîné Jem, son père et leur gouvernante noire Calpurnia dans une petite ville d'Alabama, pétrie de superstitions et où la discrimination des Noirs est monnaie courante.

L'histoire, racontée par la voix de Scout, nous plonge dans la vie quotidienne de ce village, vue par trois enfants : Scout, son frère Jem (13 ans) et Dill, un jeune garçon qui vient passer ses vacances chez leur voisinne, Miss Maudie.

Le père de Scout et Jem, Atticus, est avocat et se trouve un jour chargé d'assurer la défense d'un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Ce récit est celui d'un engagement, celui d'un père qui se bat jusqu'au bout pour représenter la justice et essaie d'éveiller la conscience politique de ses enfants.

C'est sérieux et très intéressant sans être larmoyant, au contraire, il y a même pas mal de traits d'humour glissés ici et là. je n'ai pu m'empêcher de sourire des inventions et aventures des enfants qui s'introduisent en cachette chez leur voisin alors qu'il croient sa maison hantée, de leur regard sur les adultes qui les entourent, de leur fraîcheur, des superstitions en tout genre des adultes. Malgré cela le fond du livre est grave, il met bien au premier plan la conditions des Noirs qui restaient malheureusement considérés comme inférieurs aux Blancs. C'est d'autant plus touchant dans le livre que Calpurnia, qui fait quasiment partie de la famille, est Noire et on sent bien le tiraillement entre les deux commauntés notamment le jour où elle emmène les enfants à la messe dans son village.

Ce livre est le récit d'une injustice, manifeste et notoire, et celui d'un homme qui se bat, avec une poignée d'autres pour faire évoluer les choses à la mesure de ses moyens. J'ai aimé son extrême droiture, qu'il essaie de transmettre à ses enfants plutôt que d'essayer de les protéger ... il les protège autrement, par le dialogue et en leur laissant une certaine liberté par rapport aux conventions sociale de l'époque, mais jamais en trahissant ses convictions.

Lu dans la cadre du Blogoclub (avec 1 mois de retard) et dans le cadre du challenge 100_ans_litt_USA_vignette

Posté par soieditenpassant à 01:56 - Commentaires [9] - Permalien [#]

30 décembre 2010

Rebecca - Daphné du Maurier

rebeccaRebecca de Daphné du Maurier

Traduit de l'anglais par Denise Van Moppès

Albin Michel, 503 pages.

Quatrième de couverture :

Dès les premières heures à Manderley, somptueuse demeure de l'Ouest de l'Angleterre, le souvenir de celle qu'elle a remplacée s'impose à la jeune femme que vient d'épouser Maxim de Winter.

Rebecca, morte noyée, continue d'exercer sur tous une influence à la limite morbide. La nouvelle madame de Winter, timide, effacée, inexpérimentée, se débat de son mieux contre l'angoisse qui l'envahit, mais la lutte contre le fantôme de Rebecca est par trop inégale.

Daphné du Maurier, dans Rebecca, qui est sans doute le roman le plus caractéristique de son talent, fascine le lecteur et l'entraîne à la découverte d'inquiétantes réalités sans quitter le domaine familier de la vie quotidienne.

Ce que j'en ai pensé :

C'est avec un grand plaisir que je me suis replongée dans l'univers de Daphné du Maurier pour le challenge organisé par Océane.

L'atmosphère de ce roman était malgré les années restées gravée dans ma mémoire. Manderley est une splendide demeure anglaise, entourée  d'un  parc s'étendant jusqu'à la mer.

Le temps n'avait pas pu détruire la parfaite symétrie de cette architecture, ni sa situation qui était celle d'un bijou au creux d'une paume.

Dès son arrivée, la toute jeune  Madame de Winter, timide et effacée ressent l'atmosphère oppressante des lieux. Partout la présence de Rebecca, première femme de Maxim de Winter, décédée tragiquement en mer, semble s'imposer. Rebecca était vive, sûre d'elle, et tout semblait lui réussir ... Comment lutter contre le fantôme omniprésent d'une morte adulée par son mari ?  D'autant que la gouvernante, Mrs Danvers, cultive son souvenir avec un soin jaloux et renvoie à la nouvelle Mme de Winter son insignifiance et son incompétence ...

Mais  lors d'une forte tempête, le bateau de Rebecca, renfermant son cadavre,  remonte à la surface... peu à peu les fils se dénouent et dévoile une réalité bien différente de ce que l'on pouvait imaginer.

J'ai trouvé la jeune Mme de Winter, dont on ignore le prénom, très attachante, la description des lieux superbe. L'intrigue, servie par une écriture soignée, réserve des rebondissements et tient en haleine jusqu'au bout.

Merci Océane d'avoir organisé ce challenge, et je t'envoie tous mes voeux de rétablissement. 

challenge_daphne_du_maurier

Posté par soieditenpassant à 01:35 - Commentaires [4] - Permalien [#]


23 décembre 2010

Joyeux Noêl à tous !

fond_ecran_chaton_noel

Je laisse misérablement mon blog à l'abandon ces derniers temps, mais je voulais passer vous souhaiter un très joyeux Noël à tous !

Je vous embrasse.

Posté par soieditenpassant à 19:36 - Commentaires [6] - Permalien [#]

29 novembre 2010

La Nuit de l'oracle - Paul Auster

La Nuit de l'oracle de Paul Auster

Titre original : Oracle Night

Roman traduit de l'américain par Christine Le Boeuf

Editions Actes Sud, 2004 pour la traduction française.

 

Mon billet ne parait pas "aux aurores" (je suis toujours aussi organisée ... sourire ...) mais je tenais à dire que j'ai  pris beaucoup de plaisir  à le lire  dans le cadre d'une lecture commune avec Keisha et Stephie.

 

Quatrième de couverture :

Après un long séjour à l'hôpital, l'écrivain Sidney Orr reprend goût à la vie, bien qu'il soit accablé par l'ampleur de ses dettes et par l'angoisse de la page blanche.

Un matin, il découvre une papeterie au charme irrésistible. Il entre, attiré par un étrange carnet bleu. Le soir même, dans un état second, Sidney commence à écrire dans ce carnet une histoire captivante, sans qu'il devine où elle va le conduire, ni que le réel lui réserve de dangereuses surprises...

Virtuosité, puissance narrative : La Nuit de l'oracle précipite le lecteur au coeur des obsessions austériennes, comme si l'imaginaire n'était rien d'autre que le déroulement du temps avant la mort. Ou, pire encore, son origine.

 

Mon avis :

J'ai découvert une première facette de l'univers de Paul Auster avec Brooklyn Follies, lu avec le Blogoclub.

Après cette nouvelle approche, je confirme que j'aime beaucoup l'imaginaire de cet auteur. J'aime ses personnages, qui peuvent être à la fois avoir une personnalité originale et être proches de nous, peut être par la vulnérabilité qui émane d'eux. Mais cette vulnérabilité devient en fait révélatrice d'une force.

Dans cette histoire, Sydney est fragilisé à la fois physiquement et psychologiquement. Il sort de l'hôpital après un incident de santé très grave... tout comme le héros de Brooklyn Follies se rétablissait d'un cancer. Nous, lecteurs, suivons  son parcours pour se rétablir, récupérer ses forces. On sent au travers de la stratégie qu'il met en place sa volonté d'y arriver, les efforts et la ténacité que cela lui demande, on assiste au fil des semaines, à ses progrès.

Psychologiquement, ce n'est pas beaucoup  mieux, Sydney doit renouer avec l'écriture et on sent peu à peu se dessiner des zones d'ombre un peu angoissantes dans sa vie de couple.

Puis, Sydney fait l'acquisition dans une papeterie d'un carnet bleu. Le propriétaire de la papeterie parait assez étrange, dans les pages du carnet se déroule bientôt une histoire qui tient en haleine. J'ai eu l'impression dès lors que le récit  flirtait avec le fantastique et je m'attendais à ce que d'une façon ou d'une autre, le réel rejoigne l'imaginaire. Il faut souligner que dans ce roman, Paul Auster manie la mise en abyme* avec virtuosité. Récit dans le récit au travers du carnet bleu, mais aussi renvois à des annotation en fin de page, qui sont  parfois un peu envahissantes et finissent par constituer des mini-récits à elles toutes seules.

Il commençait à me sembler difficile de maintenir ma concentration en éveil sur tous les fronts et pressée que j'étais de savoir le fin mot de l'histoire, je me suis fait mener par le bout du nez ... vaguement l'impression d'être comme l'imbécile qui regarde le doigt du sage au lieu de la Lune ..sourire... J'ai relu le livre une deuxième fois car il me semblait qu'il y avait un message entre ces lignes, mais absorbée tout d'abord par le mystère du carnet bleu, je ne l'ai senti sans le voir ... la deuxième fois je l'ai trouvé, ou plus exactement j'ai cru en trouver un, qui est le sens que je donne à ce livre. Je ne prétend pas que c'est  ce que Paul Auster a voulu faire passer à tout prix, et peut être mes camarades de lecture y auront elles vu autre chose ... j'aimerais bien savoir ... sourire ...

Le sens de cette histoire telle que je l'ai vue, c'est  qu'aussi animés de bonnes intentions qu'on puisse être, aussi loyal sans doute, et aussi aimants,  comme le sont les personnages principaux de ce roman, nos actes nous échappent parfois (et pas qu'un peu...) C'est la complexité propre à l'être humain, traitée ici dans un contexte bien particulier mais avec beaucoup d'humanité. Ce n'est pas une révélation, je vous l'accorde, mais, selon moi, c'est très bien raconté. J'ai beaucoup aimé la force des relations entre les différents protagonistes, la sincérité de leur attachement malgré l'ambiguïté des situations.

* Mise en abyme : procédé artistique qui consiste à insérer dans une oeuvre une autre oeuvre de même nature, identique ou non : roman dans le roman, tableau dans le tableau, etc ... 

Cette lecture entre aussi dans le challenge : 100_ans_litt_USA_vignette

 

Il s'agit de ma troisième participation (sur cinq lectures prévues) pour ce défi.

 

 

Posté par soieditenpassant à 13:40 - Commentaires [7] - Permalien [#]

27 novembre 2010

Les grandes espérances du jeune Bedlam - George Hagen - Prix littéraire des blogueurs # 5

Les_grandes_esperances_du_jeune_bedlam_2Les grandes espérances du jeune Bedlam - George Hagen

Titre original : Tom Bedlam

Traduit de l'américain par Isabelle Chapman

Editions Belfond, 10/18, 2008 pour la traduction française, 638 pages

Quatrième de couverture :

Ni ses origines obscures, ni son enfance passée dans les misérables faubourgs de Londres n'ont entamé l'optimiste de Tom Bedlam. A la mort de sa mère, un mystérieux bienfaiteur offre de payer ses études. Pour un gamin plus habitué à la débrouille et à l'usine, l'occasion est trop belle. Du lugubre pensionnat de Hammer Hall jusqu'aux confins de l'Empire britannique, Tom  poursuit son apprentissage de la vie, mais n'en reste pas moins hanté par un passé morcelé. Orages, coups du sort, révélations, l'aventure familiale continue au fil d'existences ballottées par la marche irréversible du siècle... Après La Famille Lament, George Hagen réussit, une fois de plus, à créer des personnages drôles et désarmants, qui n'en finiront pas de nous hanter.

 

Ce que j'en ai pensé :

On suit la vie de Tom Bedlam depuis son enfance jusqu'à ce qu'il devienne lui-même père de jeunes adultes. Le début du roman, retraçant l'enfance et l'adolescence de Tom, m'ont fait penser à une histoire "à la Dickens". J'ai beaucoup aimé les ambiances, les personnages... de même lorsque Tom devient père à son tour. L'histoire réserve de nombreux rebondissements mais sur la fin, j'ai eu un peu de mal... j'ai trouvé cela un peu confus et un peu chargé en coïncidences invraisemblables. Le personnage de l'Orphling ne m'a pas paru crédible non plus. Mais globalement j'ai trouvé cette lecture agréable.

 

Posté par soieditenpassant à 18:56 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

20 novembre 2010

Instructions pour sauver le monde - Rosa Montero

instructions_sauver_mondeInstructions pour sauver le monde de Rosa Montero       coeur26

Titre original : Instrucciones para salvar el mundo

Traduit de l'espagnol par Myriam Chirousse

Editions Métailié, 2009 pour la traduction française, 270 pages

 

Quatrième de couverture :

Quatre personnages plongés dans l'apocalypse de la modernité d'une grande cité vont voir leurs destins se croiser. Un chauffeur de taxi veuf qui ne peut pas se consoler de la mort de sa femme, un médecin sans illusions perdu dans les espaces virtuels de Second Life, une prostituée africaine accrochée à la vie que protège son totem, un petit lézard, et une vieille scientifique alcoolique et pédagogue sont les héros de ce conte philosophique sur fond d'assassinat en série, de terrorisme et de petits prodiges.

En raconteuse d'histoires étranges talentueuse, Rosa Montero nous parle des hasard et des coïncidences et écrit une histoire d'espérance, une tragicomédie entre humour et émotion. Un texte captivant qui nous montre que 'la vie est belle, folle et douloureuse. Une fable pour adultes qui invite à profiter de la beauté, maîtriser la douleur et rire de cette incroyable folie".

 

Ce que j'en ai pensé :

Une écriture magnifique qui nous fait plonger dans le destin de quatre êtres torturés, dans la solitude d'une grande ville. "Désespoir urbain" aurait pu être un autre titre, bien que ces personnages soient avant tout prisonniers d'eux mêmes. Au travers de ces quatres héros, mais aussi de ceux qui les croisent, Rosa Montero a su montrer la noirceur et la cruauté sans limite de l'âme humaine, l'étau lancinant et obsessionnel du désespoir. Mais  elle nous montre aussi la force de la dignité, le rayonnement intérieur porté par la foi en la vie de certains êtres, quoiqu'il advienne, en dépit des horreurs qu'ils doivent surmonter...  D'autres, au contraire, semblent avoir le salut à portée de main mais n'ont pas la force de le retenir et le laissent échapper... Des instructions pour sauver le monde, il n'y en a pas vraiment, ce qui n'est guère surprenant. Pourtant derrière cette lucidité parfois impitoyable (les observations de la perplexité et des contradictions de l'âme humainesont vraiment bien trouvées), cet abîme, transparaît, tenace et bien déterminée à survivre, une petite flamme d'espoir en la bonté de l'homme. La solitude n'est pas inéluctable, il suffit de tendre la main et ceux que nous croisons sans les voir pourraient bien nous surprendre. Et si, finalement, les instructions pour sauver le monde c'était cela : l'espoir et cultiver sans cesser d'y croire la bonté que l'homme porte en lui ... 

Extraits :

Avez-vous déjà senti la terreur des nuits, l'étouffement des cauchemars, l'obscurité qui murmure sur votre nuque de son haleine froide que, même si vous ne savez pas combien de temps il vous reste, vous n'êtes qu'un condamné à mort ? Et pourtant, le lendemain, la vie explose de nouveau dans son joyeux mensonge d'éternité.

SL* n'était pas un jeu, mais peu après être rentré dans cette autre réalité Daniel s'aperçut que là-dedans, il s'autorisait à jouer et à ressentir. Il avait presque oublié comment c'était d'avoir des sentiments, parce qu'il vivait anesthésié depuis trop longtemps. Un jour, il avait remarqué qu'il s'était retrouvé sans émotions ; elles étaient tombées de lui au cours de sa vie de manière imperceptible mais continue, exactement comme ses cheveux avaient peu à peu déserté sa tête dans une fuite capillaire lâche et discrète.

Un grand merci à Keisha qui fait voyager ce livre.

Posté par soieditenpassant à 11:18 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

12 novembre 2010

Blague italienne

Depuis lundi dernier je prends des cours d'italien.

Voici donc une petite blague italienne que notre prof nous a racontée :

 

Un carabiniere fa delle parole incrociate

Un policier fait des mots croisés

In 2 lettere "Sei romano" *

En deux lettres  : "Tu es romain" (du moins c'est ce que comprend le policier)

Ci reflette un po' e scrive NO

Il réfléchit un peu et écrit NO (non) 

* "Sei" signifie "tu es" mais  désigne aussi le nombre six, la définition était donc "six romain" et la réponse VI :-)

 

Posté par soieditenpassant à 19:32 - - Commentaires [3] - Permalien [#]