06 novembre 2010

La Voleuse de livres - Markus Zusak

la_voleuse_de_livresLa Voleuse de livres de Markus Zusak       coeur26

Titre original : The Book Thief

Traduit de l'anglais (Australie) par Marie-France Girod

Oh! Editions, 2007 pour la traduction en langue française, 632 pages

 

Quatrième de couverture :

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité.

Liesel Meminger y est parvenue.

Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée.

Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux évènements ? A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...

 

Ce que j'en ai pensé : 

Ce livre est original tant sur le fond que sur la forme. La narratrice est la Mort et le récit est parsemé de petites apartés qui sont des précisions apportées par la narratrice, sous forme de réflexions des extraits de livres, de lettres ... on trouve même deux mini-contes enchâssés dans le récit. Le roman contient également quelques termes en allemand, voire, ce qui m'a fait sourire, de verbes allemands conjugués à la française.

Les phrases sont en général assez courte, le style est fluide et très poétique, riche en métaphores. Malgré la personnalité originale de la narratrice, le ton n'est absolument pas macabre. C'est un livre dont il émane, malgré la gravité du thème, beaucoup de tendresse et de douceur.

En janvier 1939, Liesel a neuf ans, presque dix. Sa maman la fait placer dans une famille d'accueil de Molching, une petite ville près de Munich. C'est ainsi que Liesel est confiée à la famille Hubermann, rue Himmel (qu'on pourrait traduire par rue du Paradis en français).

Les Hubermann attendait deux enfants, seule Liesel arrivera à destination, son jeune frère Werner décède pendant le voyage en train. Pourquoi Liesel et son jeune frère devaient-ils être confiés à une famille d'accueil ?  Nous apprendrons que les parents de la fillette étaient communistes, donc ennemis de l'Allemagne nazie. 

UN MOT BIZARRE

Kommunist

Elle l'avait souvent entendu prononcer au cours des dernières années.

"Communistes"

Il y avait des pensions de famille bondées, des pièces emplies de questions. Et ce mot. Ce mot bizarre était partout, debout dans un coin, ou en train d'espionner dans le noir. Il portait un costume, un uniforme. Il était partout présent à chaque fois qu'on parlait de son père. Elle avait son odeur dans les narines, son goût sur les lèvres. Simplement, elle ne savait ni l'épeler, ni le définir.

La rue Himmel se situe dans un quartier modeste de Molching. Et c'est au travers du microcosme de cette rue  que nous allons suivre le déroulement de la seconde guerre mondiale : le quotidien de  Hans Hubermann et sa femme Rosa, qui dissimule sa tendresse et son bon coeur sous une mauvaise humeur et des insultes  chroniques... leurs voisins Frau Holtzapfel et les Schneider dont le fils Rudy deviendra le meilleur ami de Liesel, Frau Diller, la propriétaire de la boutique au coin de la rue, une Aryenne pure et dure ...

Il (Hans Hubermann) exerçait la profession de peintre en bâtiment et jouait de l'accordéon. C'était très utile, notamment en hiver, quand il pouvait se faire un peu d'argent en se produisant dans les bistrots de Molching, comme le Knoller.[...]

Hans Hubermann n'était pas le genre de personne qu'on remarque. Il n'avait rien de spécial. Certes, c'était un bon peintre et ses dons musicaux étaient au-dessus de la moyenne. Mais il pouvait faire partie du décor même quand il était sur le devant de la scène, si vous voyez ce que je veux dire. Il était présent, sans plus. Quelqu'un qu'on ne considère pas comme ayant une valeur particulière.

Or les apparences étaient trompeuses. Car Hans Hubermann était un homme de valeur et cela n'échappa pas à Liesel Meminger.

Une nuit, un étranger mystérieux, Max Vandenburg, vient rejoindre la famille Hubermann.

Lorsqu'elle s'éveilla complètement, elle observa l'étranger couché dans le lit d'en face. Seules ses mèches de cheveux, toutes sur le même côté, dépassaient de la couverture et il ne faisait pas le moindre bruit en dormant, comme s'il était entraîné à être silencieux jusque dans son sommeil.

 

Le livre s'articule autour de la fascination exercée par les mots et de leur pouvoir, de leur puissance : mots mystérieux et inquiétants surpris par une enfant de 9 ans qui n'en comprend pas le sens mais en pressent le danger (communiste), mots qui préservent un secret, mots  qui doivent être réprimés sous peine de mettre leur auteur en danger -  Les mots rebondirent sur les marches et Liesel sentit un flot de colère lui envahir le ventre. "Je hais le Führer, dit-elle. Je le hais. (...) Ne répète jamais ça !" (...) Tu peux dire ça à la maison. Mais ne le dis jamais dans la rue, ni à l'école, ni à la BDM, jamais!"... - mais aussi mots synonyme de voyage dans les livres, d'évasion pour un homme dont la présence doit rester un secret ou de personnes qui se terrent dans un anti antiaérien le temps d'une alerte... mots synonymes  d'amer paradoxe : Mein Kampf. Pour le sauver. Quelle ironie !

Les mots contribueront également  à tisser un lien puissant entre Liesel et son père nourricier Hans Hubermann, puisqu'il lui apprendra à lire et à écrire ... et viendra lui lire des histoires la nuit, pour l'apaiser, quand elle se réveillera en proie à des cauchemars.

La Voleuse de livres est une fable poétique et bouleversante qui m'a énormément touchée.

Elle s'adresse aussi bien aux adultes qu'aux adolescents.

 

J'ai lu ce livre dans le cadre d'une lecture commune avec Georges Sand, Mango  Ellcrys  Canel  Valérie  Clara ,


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09 septembre 2010

La pluie, avant qu'elle tombe - Jonathan Coe

lapluieavantquelletombeLa pluie, avant qu'elle tombe de Jonathan Coecoeur26

Titre original : The rain before it falls

Traduit de l'anglais par Jamila et Serge Chauvin

Editions Gallimard (Folio), 2009 pour la traduction française, 268 pages

 

Quatrième de couverture :

Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S'appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd'hui, l'histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l'enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y a-t-il une logique qui préside à ces existences ?

Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d'inscrire l'intime dans l'Histoire, l'obsession des coïncidences qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s'il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave et le plus poignant.

 

Ce que j'en ai pensé :

Roasmond vient de mourir, à l'âge de 73 ans. Elle laisse à sa nièce Gill un curieux testament sous la forme de vingt photos commentées sur des cassettes. Cet héritage est destinée  à une mystérieuse cousine, Imogen, que Gill n'a pas revue depuis vingt ans et qu'elle doit retrouver.

[Gill] : "La seule fois où je l'ai vue, c'était à l'anniversaire de Rosamond - ça devait être pour ses cinquante ans - et à l'époque elle ne devait pas avoir plus de sept ou huit ans." [...]

"Cette dame, dit Rosamond à la petite fille, c'est Gill, ma nièce. Tu ne le sais peut-être pas, mais Gill est de ta famille. Vous êtes cousines. Cousines au deuxième degré, si ça a un sens pour toi. Et elle est venue de très loin pour me voir aujourd'hui, comme toi. J'en ai de la chance, hein, que tous ces gens viennent me rendre visite pour mon anniversaire ! Gill, est-ce que tu t'amuses bien ? ça ne t'embête pas d'emmener un peu Imogen dans le jardin ? Tu sais, je crois qu'elle est un peu perdue, avec tous ces gens."

Imogen était très jolie, et très calme. Elle avait la mâchoire proéminente, un sourire à trous (elle avait perdu trois dents de lait), et ses cheveux blonds lui tombaient dans les yeux. Gill n'aurait jamais deviné qu'elle était aveugle si Rosamond ne le lui avait pas chuchoté avant de disparaître dans la maison.

Très vite, on pressent qu'il y a un lourd secret, qu'il y a eu un drame, dans cette famille.

"C'est drôle, avait dit Gill, qu'on soit de la même famille et qu'on ne se soit jamais rencontrées.

- Je n'habite pas avec ma mère, répondit Imogen. J'ai une autre famille.

- Ils ne sont pas venus avec toi ? demanda Gill en regardant autour d'elle.

- On est venus à Londres tous ensemble. Mais ils n'avaient pas envie de venir à la fête.

Par le biais des photos et les cassettes, Rosamond va essayer de restituer à Imogen son passé, son histoire, son identité. Cette histoire, c'est aussi une partie de l'histoire de la famille de Gill, qui va la découvrir avec ses filles : Elle avait finit par décréter (avec la complicité avide de ses filles)  qu'il serait peut-être raisonnable d'écouter les cassettes d'Imogen, ne serait-ce que dans l'espoir qu'elles renferment un indice permettant de la localiser. Au fil des pages,  j'avais réellement l'impression de feuilleter un album de famille aux côtés de Rosamond, tant le ton employé est naturel, sensible , comme celui d' une personne qui rassemble ses souvenirs, Chaque photo décrite avec soin et j'ai ainsi découvert l'histoire de Rosamond,  étroitement associée à celle d'Imogen. Les personnages et leurs sentiments sont complexes.

Ce roman traite  d'un sujet douloureux,  le désamour maternel, et de ses répercussions sur plusieurs générations. Le personnage de  Rosamond, tout en finesse et en sensibilité, est particulièrement attachant. 

Il ne m'a pas fallu plus de trois jours pour finir le livre.

C'est une lecture commune faite avec Georges Sand, Restling, Chaplum, Nickie, Emilie, Hataway et Karine:) .

Et aussi l'avis de Keisha.

 

Pour les lecteurs que cela intéresserait, j'ai découvert chez Georges Sand qu'il existe un challenge Jonathan Coe organisé par June et  Myrrdin. Le défi : lire au moins deux livres de Jonathan Coe pour le 1er avril 2011 (mini challenge) ou lire les huit romans de Jonathan Coe pour le 1er Novembre 2011 (maxi challenge).

Je crois que je vais m'inscrire pour le mini challenge (en comptant ce livre-ci), en effet j'aimerais bien lire Testament à l'anglaise.

Il est 22h54, nous sommes donc encore le 9 septembre et je suis officiellement dans les temps ;-) ... 

Hataway, si tu passes par là, j'ai lu ton billet, j'ai un ressenti très proche du tien mais je n'ai pas réussi à te laisser de commentaires, impossible d'ouvrir le lien en question. Je réessaierai demain.

Posté par soieditenpassant à 22:54 - Commentaires [12] - Rétroliens [0]
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16 juillet 2010

La chaussure sur le toit - Vincent Delecroix

chaussure_sur_le_toitLa chaussure sur le toit de Vincent Delecroix                                 coeur26

Editions Gallimard (Collection Folio), 2007, 248 pages

 

Quatrième de couverture :

"Dans cette époque, ai-je dit à voix haute, le sacrifice d'une chaussure vaut bien le sacrifice d'une vie, n'est-ce pas ?"

Au centre du roman, une chaussure abandonnée sur un toit parisien. Tous les personnages fréquentent le même immeuble, à proximité de la gare du Nord. On croisera un enfant rêveur, un cambrioleur amoureux, trois malfrats déjantés, un immigré sans papiers, un présentateur de télévision, un chien mélancolique, un pompier homosexuel, une vielle dame excentrique, un artiste (très) contemporain, un ange en pantalon ... et une chaussure pleine de ressources romanesques, tour à tour outil de vengeance, objet philosophique, support amoureux ...


En dix récits imbriqués les uns dans les autres, Vincent Delecroix esquisse, avec humour et légèreté, les multiples visages de l'amour et de la solitude.

 

Mon avis :

Ce recueil comprend dix nouvelles avec pour fil directeur commun une chaussure abandonnée sur le toit d'un immeuble parisien, près de la gare du Nord. Nous entrons tour à tour dans l'intimité des différents habitants, y compris celles du chien  Floc et du chat Cerbère.A chaque protagoniste correspond une version différente de l'histoire, certaines versions sont compatibles et d'autres non. Romantique, philosophique, tendre, ou émouvante, chaque nouvelle a son propre style bien maîtrisé et constitue une histoire à part entière. Je n'ai pas eu l'impression de survoler des histoires sans réellement entrer dedans comme c'est le cas pour certains recueils de nouvelles. Les personnages sont décrits de façon particulièrement vivante, et attachants. C'est donc un coup de coeur pour cet auteur dont j'avais déjà énormément apprécié, au théâtre,  une pièce intitulée A la porte.

Je le propose en livre voyageur si cela tente quelqu'un.

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15 juillet 2010

La Pierre de Lune - Wilkie Collins - Challenge English Classics # 1

imageLa Pierre de Lune de Wilkie Collins                                coeur26                               

Titre original : The Moonstone

Traduit de l'anglais par : L.Lenob

Editions du Masque, collection Labyrinthes, 2003, 570 pages

 

Quatrième de couverture :

"La Pierre de Lune se vengera !"

Mais que veut dire le Brahmane mourant qui lance cet anathème sur la famille Verinder ? Vous le saurez en pénétrant dans le monde à tiroirs de ce roman dont l'héroïne, Rachel, est une intrépide jeune file de 18 ans. Il y sera question d'un diamant baptisé Pierre de Lune qui attise les convoitises et sème le malheur sur son passage et d'un policier de Scotland Yard, le Sergent Cuff, aux manies surprenantes, qui aura pour mission de démêler l'écheveau serré d'une intrigue complexe comme Collins en a le secret. Au cours de l'enquête, vous croiserez aussi le très étrange Gabriel Betteredge et la non moins excentrique Miss Clack ...

Le poète T.S. Eliot disait de ce roman qu'il était "le premier, le plus abondant et le meilleur de tout ce que l'Angleterre a produit en matière de roman d'énigme". Il est sans conteste l'un des chefs-d'oeuvre de Wilkie Collins, le pionnier victorien du roman à suspense.

 

Mon avis :

Ma première approche des oeuvres de Wilkie Collins avec La Dame en Blanc n'avait pas été très concluante. J'ai pourtant eu envie de tenter à nouveau l'expérience, avec beaucoup plus de succès cette fois. Ce roman met en scène une galerie de personnages reliés à la même intrigue. Chacun donne, à tour de rôle, son point de vue sur les évènements dont il a été témoin. Ce qui m'a le plus conquise est le soin  avec lequel le caractère de chaque personnage est esquissé, ainsi que leur diversité. Certains sont émouvants, d'autres intrépides ou encore pittoresques. Notamment le portrait de Gabriel Betteredge, intendant de la maison de Lady Verinder,  est développé avec beaucoup d'humour et particulièrement savoureux. De même que celui de Miss Clack, dévote acharnée à distribuer la bonne parole et les lectures pieuses ....  L'intrigue est, elle aussi, soignée et ce livre, que j'ai lu assez rapidement tant j'avais hâte de savoir la suite, m'a procuré l'un de mes meilleurs moments de lectures de cet hiver.

Ce livre a été écrit en 1868. Si la description des différents lieux, des mentalités  et des rapports des personnages les uns aux autres témoigne bien de l'époque, l'écriture elle est intemporelle et ne m'a pas du tout paru désuète.

J'ai lu ce livre dans la cadre du Challenge english_classics_vignette

 

D'autres avis chez Keisha, Emily, Titine, Cecile's Blog

Challenge English Classics # 1

Posté par soieditenpassant à 15:23 - - Commentaires [6] - Rétroliens [0]
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01 janvier 2010

Si c'est un homme - Primo Lévi (Blogoclub)

blogoclub

 

si_cest_un_hommeSi c'est un homme de Primo Levi    coeur26

Titre original : Se questo è un uomo

Traduit de l'italien par Martine Schruoffeneger

Editions JULLIARD, Pocket, 1987 pour la traduction française.

Quatrième de couverture :

On est volontiers persuadé d'avoir lu beaucoup de choses à propos de l'holocauste, on est convaincu d'en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l'accumulation, on a envie de crier grâce. C'est que l'on n'a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l'état du malheur. Peu l'ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l'air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n'est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n'est que futilité.       Angelo Rinaldi

 

"Si c'est un homme occupe une place centrale dans la littérature de témoignage sur l'extermination des Juifs d'Europe et l'univers concentrationnaire."      J.-B. Marongiu - Libération

Mon avis :

"Primo Levi est né à Turin en 1919. En 1942, après des études de chimie, il s'installe à Milan. Il est arrêté comme résistant en févirer 1944, puis déporté à Auschwitz, où il restera jusqu'en février 1945, date de la libération du camp par les Soviétiques."

Ce témoignage livré de façon simple, sobre, est empreint d'une force et d'une dignité extraordinaires. Primo Levi nous explique ici sa survie quotidienne au camp d'Auschwitz : froid, faim, épuisement, humilitations, maladie, lutte de chaque minute pour survivre. Mais au delà encore, il a voulu mettre en évidence le méticuleux et implacable procressus de déshumanisation mis en place par les nazis à l'égard des Juifs : des hommes coupés du monde, auxquels on a volé leur famille, leurs souvenirs, leurs biens, leur image, leurs repères, leur dignité. Il n'est pas décrit dans ce livre de scènes spectaculaires de violence mais pourtant la violence envers l'homme est omniprésente, parfois claire, parfois sournoise.

La lecture de ce livre est très accessible. Le récit proprement dit est suivi d'un appendice d'une quarantaine de pages, écrit en 1976, où Primo Levi répond aux questions qui lui ont été le plus fréquemment posées.

J'ai lu ce livre dans le cadre d'une lecture commune du Blogoclub consacrée à l'Italie.

 

 

 

 

 

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