Les enfants de l'empereur - Claire Messud - Prix indiana # 7
Les enfants de l'empereur - Claire Messud
Titre original : The emperor's children
Traduit de l'américain par France Camus-Pichon
Editions Gallimard (Folio), 2008 pour la traduction française, 715 pages
Quatrième de couverture :
Manhattan, début 2001. Trois jeunes trentenaires se retrouvent déchirés entre leurs rêves et les exigences du réel : Marina, apprentie journaliste, écrasé par son père Murray, maître de l'intelligenstsia new-yorkaise ; Danielle, en quête de l'âme soeur et de reconnaissance professionnelle ; Julius, pigiste gay, aspirant à se ranger sans pouvoir s'y résoudre. Leurs rapports se compliquent dangereusement avec l'arrivée du séduisant Ludovic et celle du provincial Bootie... De périlleux chassés-croisés sentimentaux en perspective, avant que les masques ne tombent, dans une comédie de l'innoncence perdue qui culmine un certain 11 septembre.
Par son jeu virtuose sur les points de vue, son habileté à relier les trajectoires individuelle à l'Histoire, Claire Messud nous offre le portait réjouissant d'une métropole narcissique, et recrée toute une poque, si proche et déjà si lointaine.
Ce que j'en ai pensé :
Ce livre décrit le mal être de trois trentenaires, dont l'une (Marina) est complètement écrasée par la personnalité de son père. J'ai trouvé les relations entre les personnages intéressantes, notamment la recherche de reconnaissance paternelle de Marina, et la soif d'absolu de Bootie qui refuse les compromis... quoiqu'à la fin, finalement ...
Mais malgré tout excepté Danielle, je n'ai pas trouvé les personnages très attachants. Un peu enfants-gâtés et immatures pour les trentenaires, et un peu imbu de lui même et enfermé dans ses certitudes pour le père de Marina.
J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de répétitions également, notamment au niveau de la gestuelle des personnages, à tel point qu'ils semblent avoir des tics ... sourire ... : Bootie qui remonte les lunettes sur son nez, Marina qui agite ses bras fins, son père qui se sert un whisky ....
Néanmoins une histoire que j'ai lu sans déplaisir.
J'ai lu ce livre dans le cadre du prix Indiana
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Le cantique de l'apocalypse joyeuse - Arto Paasilinna - Prix indiana # 6
Le cantique de l'apocalypse joyeuse - Arto Paasilinna
Titre original : Maaiman paras kylä
Traduit du finnois par Anne Colin du Terrail
Editions Denoël, 2008 pour la traduction française, 391 pages.
Quatrième de couverture :
Terre, XXIe siècle. Partout le chaos. Alors que l'économie s'effondre, des hordes de miséreux sillonnent les continents. La Troisième Guerre mondiale est sur le point d'éclater ... Pourtant, dans la forêt finlandaise, un havre de paix demeure Là où, des années plus tôt, sur son lit de mort, un vieux communiste a chargé son petit-fils de construire une église en bois. Autour d'elle, une communauté de Finlandais délirants s'est peu à peu formée : ensemble ils revisitent les techniques de subsistances de leurs ancêtres, loin d'un monde en déconfiture.
Avec un humour ravageur, Arto Paasilinna plaide pour une vie plus proche de la nature, sans les diktats de la société de consommation.
Ce que j'en ai pensé :
Un style décalé et des personnages hauts en couleur, des "durs à cuire" pour prôner les dangers de la société de consomation et de l'industrialisation à outrance et défendre une vie saine proche de la nature. Même si c'est caricatural et que certaines solutions paraissent peu crédibles, on se laisse prendre au jeu. Il faut se familiariser avec les noms finlandais, mais on n'a guère l'occasion de lire auteurs de ce pays, c'était ue découverte dépaysante.
Lu dans le cadre du Prix Indiana. 
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