30 novembre 2009

Meurtres en bleu marine - C.J. Box

Meurtres en bleu marine de C.J. Box

Titre original : Blue Heaven

Traduit de l'anglais (Etats Unis) par Anick Hausman

Editions du SEUIL, septembre 2008 pour la traduction française, 382 pages.

Quatrième de couverture :

S'ils n'étaient pas llés à la pêche en ce début de printemps, Annie Taylor, douze ans, et son frère cadet, William, n'auraient pas du fuir à toutes jambes après avoir vu trois hommes en exécuter un quatrième. Et leur mère, Monica, ne mourrait pas d'inquiétude en ne les voyant pas revenir. Plus grave encore, les assassins, d'anciens flics de Los Angeles à la retraite, ne pourraient pas persuader le shérif de ce coin perdu de l'Idaho de ... les laisser mener l'enquête ! Heureusement, Jess Rawlins, un ancien rancher au bord de la faillite, recueille les deux enfants et, après pas mal d'hésitations, décide de croire ce qu'ils lui disent avoir vu et de les protéger au péril de sa vie.

Rêves brisés par le manque d'argent, mais aussi courage et droiture d'individus qui savent dominer le peur quand il faut défendre des innocents, Meutres en bleu marine nous fait découvrir un monde en proie à un conflit entre des flics pourris et un cowboy intègre.

Mon avis :

Bien qu'il n'y ait pas de suspense quant à l'identité des assassins, puisqu'on la connait dès le départ, ce roman policier m'a tenue en haleine du début à la fin.

D'une part le rythme  ne laisse aucun instant de répit. L'histoire se déroule sur quatre jours, sans interruptions, la date et l'heure sont indiqués en début de chapitre. L'auteur a bien su rendre, à mon sesns, des sentiments d'urgence, d'affolement, de survie, de course contre la montre.

D'autre part on croise toute une galerie de personnage pas forcément de premier plan, mais dont l'attitude conditionne le déroulement des évènements : le shérif complètement dépassé par les évènements, dont on se demande s'il va se ressaisir ou pas ; la commère de service,  langue de vipère et fouineuse ; le banquier un peu trouble ; un policier à la retraite, obstiné et tenace, hanté par un meurtre non résolu et qui pense que la solution n'est peut être pas loin ...

C.J. Box est très populaire aux Etats Unis, notamment pour sa série se déroulant dans le Wyoming et mettant en scène le garde-chasse Joe Pickett. Meutres en bleu marine n'est pas issu de cette série, mais, ainsi que le soulignait Malyss, la nature y est très présente, les paysages évoqués sont grandioses. Cette histoire nous dépeint un groupe d'habitants du nord de  l'Idaho, attachés à leur terre, à leur patrimoine naturel, tentant de cohabiter avec des retraités issus d'une mégapole tentaculaire, Los Angeles.

Si vous souhaitez un aperçu de la région où se déroule l'histoire, vous pouvez vous rendre sur ce site.

J'ai lu ce livre dans le cadre des Frissons de Novembre et du défi 100 ans de littérature américaine.

frissons_novembre_mini       100_ans_litt_USA_vignette

Posté par soieditenpassant à 22:58 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]


26 novembre 2009

Thongded - Texte de Margot Vanbert, illustrations de Françoise Jullien

thongdedThongded - Contes de Margot Vanbert, illustrations de Françoise Jullien

Editions Les Trois Lézards

Thongded est un recueil de 31 pages, à couverture souple. Il se compose de 3 contes d'inspiration orientale pleins de poésie : Il faut repeindre l'arc-en-ciel, La Palanche et Le lion d'Angkor.

La présentation est particulièrement soignée : le texte est aéré, certains passages sont imprimés en couleur (orange), ce qui donne à la fois une impression de douceur et de gaîté.

Les contes sont illustrés par des reproductions d'aquarelles de Françoise Jullien.

Thongded vit dans un très lointain pays, aux rizières d'un vert tendre et aux tâches orangées des robes des bonzes.

Dans le premier conte, Thongded est attristé car la pluie s'est abattue depuis un an sur son village, et l'arc-en-ciel est tout délavé. Sur les conseils du sage du village, il part en quête des trois couleurs primaires pour lui redonner tout son éclat.

Dans La palanche, Thongded a quitté son village pour Hanoï. Il est désormais orphelin et vit avec sa petite soeur My Gnoc sur laquelle il veille. Nous les suivons le temps d'une journée.

Le lion d'Angkor marque une étape supplémentaire dans la vie de Thongded, mais je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous priver du plaisir de la découvertes de ces histoires tendres et délicates comme des fleurs de lotus.

J'ai lu ce livre avec mon fils de neuf ans. Nous avons pris plaisir à voyager ainsi ensemble, au Vietnam, puis au Cambodge. Les histoires et les illustrations lui ont beaucoup plu. Pour ma part, en tant que maman, outre l'aspect visuel qui m'a séduite,  j'ai apprécié que ces contes soient rédigés dans un style tout à la fois  soigné et accessible avec juste le bon dosage de termes plus soutenus (ou plus rares) qui lui ont permis d'enrichir ou de consolider son vocabulaire ( par exemple les mots tamarinier, ou myriade).

Quelques mots à propos de l'auteure : Margot Vanbert est l'auteure de plusieurs ouvrages, dont AbuelitA (éditions Baudelaire) qui a reçu le prix Best Short Story de la WriteMovies. Elle anime également des ateliers d'écriture pour enfants et pour adultes. Vous pouvez consulter son blog ICI.

thongded_03

Les Bénéfices des ventes seront destinés au Centre d’Education pour Minorités Ethniques et Orphelinat de Sayabouri au Laos
Pour commander :
margarita.wdb@wanadoo.fr ou margot.vanbert@orange.fr ou au téléphone : 0134851142

Prix de l'album : 12 Euros

Petit topo sur l’orphelinat de Sayabouri

Fondé en 1983, sa vocation est de donner accès à l’éducation aux enfants de minorités ethniques (environ 83 minorités ethniques aux Laos), de familles pauvres et orphelins.
La province de Sayabouri se situe au nord ouest du Laos vers la Thaïlande-Birmanie.
Le centre est situé à 7 kms du centre ville de Sayabouri et accueille 28O enfants : garçons et filles âgés de 7 à 20 ans.
Il est sous l’autorité du ministère de l’éducation de la province de Sayabouri

Le centre s’est installé sur un vaste terrain un peu vallonné où se situent :
-         les classes et une bibliothèque construite dernièrement
-         un bâtiment administratif pour la direction, les professeurs, et l’infirmerie,
-         6 dortoirs rudimentaires  construits en bois et bambou sur terre battue plus 1 dortoir construit en dur en 1999 grâce à une aide thaïlandaise (la fille du roi, qui s’occupe d’œuvres caritatives).  Ces dortoirs, 3 pour les filles et 4 pour les garçons sont utilisés au maximum et l’ordre y règne.
-         La cuisine où se préparent les 2 repas journaliers,
-         Le jardin dont les enfants ont la charge et leur récolte est vendue à la cuisine pour fin d’argent de poche
-         3 étangs fleuris de lotus fournissent le poisson pour les jours de fête et occasions spéciales,
-         depuis 2003 le centre est éclairé par  l’électricité.
 
                                                     Situation maintenant :

1 - Infrastructures

Après le forage et le château d’eau, tous les dortoirs en bois et bambou ont des toitures neuves, sont réparés (sauf 1), équipés de moustiquaires, couvertures …
Par contre, il y a un problème récurrent avec la pompe électrique du château d’eau. Pour le solutionner, il faut une nouvelle installation électrique (environ 900 euros) c’est un problème majeur car depuis 3-4 mois c’est l’eau non potable de la rivière qui est utilisée.

2 – Etat de santé des enfants

Le nombre de consultations à l’hôpital et à l’infirmerie du Centre a beaucoup diminué,  ce sont les nouveaux arrivés qui en majorité ont besoin de soins. Aussi nous pensons donner un traitement préventif à chaque enfant qui arrive au centre.

3 – Contacts avec la clinique de médecine traditionnelle : acupuncture et phytothérapie

Nous encourageons le centre à utiliser la riche pharmacopée locale et des fonds ont servi à l’achat d’un séchoir pour les plantes de la clinique de médecine traditionnelle pendant les mois de mousson (4-5 mois).
La clinique souhaiterait une aide pour l’achat d’un appareil pour conditionner les plantes en gélules.

Vous pouvez retrouver tous ces renseignements sur le site Les Trois Lezards

Posté par soieditenpassant à 10:10 - - Commentaires [7] - Rétroliens [0]
24 novembre 2009

Malavita - Tonino Benacquista

malavitaMalavita de Tonino Benacquista

Editions Gallimard, 2004, 315 pages

Quatrième de couverture :

Une famille apparemment comme les autres.

Une chose est sûre, s'ils emménagent dans votre quartier, fuyez sans vous retourner.

Mon avis :

Dans la petite commune paisible de Cholong sur Avre, en Normandie, s'installe une famille américaine, les Blake. Cette famille n'est en apparence, ni plus ni moins remarquable qu'une autre.

La mère, Maggie, s'occupe d'oeuvres caritatives.

Le père, Fred, a découvert récemment, autant par hasard que par désoeuvrement, les joies de l'écriture et s'est lancé dans la rédactions de ses Mémoires.

Les enfants, Belle et Warren, fréquentent le lycée local.

Leur chienne, Malavita, passe le plus clair de son temps à dormir au sous sol.

Cependant, dans la même rue, à quelques maisons de là, deux agents du F.B.I. s'intéressent de très près aux faits et gestes de la famille Blake. C'est qu'en fait les Blake ne s'appellent pas du tout Blake, mais Manzoni. Le père est un ancien chef de clan de La Cosa Nostra (la mafia américaine), un repenti : il a trahi ses frères d'armes pour ne pas terminer ses jours en prison. La famille Manzoni a  donc du intégrer le programme de protection des témoins.

Du même auteur, j'ai préféré La commédia des ratés, dont j'ai trouvé le scénario beaucoup plus élaboré, les personnages et l'intrigue plus complexes. Cependant,  je ne renie pas le plaisir que j'ai eu à la lecture de ce roman très divertissant. Je me suis bien amusée à imaginer les péripéties de cette "famille Adams" mise au vert dans les pâturages normands et essayant de se fondre dans le décor, sachant que chassez le naturel il revient au galop.

Tonino Benacquista déploie toute sa verve pour nous décrire des personnages caricaturaux (aussi bien la famille Blake que les habitants de Cholong sur Avre),  et des situations cocasses sans pour autant tomber dans un style lourd.

Extrait :

Le reste de la soirée aurait pu se dérouler dans la même ambiance de paisible gaieté que rien ne venait contrarier, si Fred ne s'était mis brutalement à regretter. A tout regretter.

Cinq individus, tous mâles, se tenaient en demi-cercle autour du barbecue, les yeux fixés sur la braise qui refusait de prendre, malgré le temps sec, malgré le matériel sophistiqué et les efforts du maître de maison, un vieux briscard en matière de gril.

-C'est pas comme ça qu'il faut faire ... Faut plus de petit bois, monsieur Blake, vous avez mis du charbon trop vite.

Celui qui parlait avait un bob sur la tête et une bière à la main, habitait à deux maisons de là, sa femme avait apporté un cake aux olives, et ses enfants couraient autour du buffet en poussant des cris. Fred la gratifia d'un sourire à peine aimable. A ses côtés, un célibataire qui tenait l'agence de voyage du centre ville reprit la balle au bond.

- C'est pas comme ça qu'il faut faire. Moi, je ne mets pas de charbon de bois, je procède comme dans une cheminée, c'est plus long mais la braise est de bien meilleure qualité.

- C'est pas comme ça qu'il faut faire, ajouta un notable qui siégeait au conseil municipal.Vous utilisez des allume-feu, c'est toxique et c'est pas du jeu. D'ailleurs, ce n'est même pas efficace, la preuve.

Sans le savoir, Fred vérifiait un théorème universel, qu'il se formula en ces termes : dès qu'un con essaye d'allumer un feu quelque part, il y en a quatre autres pour lui expliquer comment s'y prendre.

Humour ravageur, dérision,  et ce délicieux  parfum d'Italie cher à Tonino Benacquista sont au rendez vous.  J'ai souri en imaginant Maggie tentant d'amadouer les deux agents du F.B.I., qui déteste cette famille de paria pour lesquels ils ont dû laisser leur famille et leur pays afin d'assurer leur protection,  en leur concoctant de bons petits plats italiens.

Quelques mots sur l'auteur : Issu d'une famille d'immigrés italiens, Tonino Benacquista est un auteur français plusieurs fois récompensé par des prix littéraires. C'est aussi un scénariste de talent qui a reçu deux césars, dont celui de la meilleure adaptation pour De battre mon coeur s'est arrêté.

Ci-dessous : quelques photographies de Normandie, pas de la vallée de l'Avre mais de la région de Honfleur.

normandie02

Posté par soieditenpassant à 11:23 - - Commentaires [19] - Rétroliens [0]
21 novembre 2009

Photos de Norvège

Kristiansand_005_01mandal03

mandal_11

J'ai commencé à mettre mes photos de vacances en ligne.

J'ai ouvert un blog sur Blogspot, parce que cette plate forme permet d'obtenir des photos en plein écran.

Il y a actuellement sur ce blog 4 billets, deux concernant la Suède, dont un avec des photos prises par mon mari en février dernier lors d'un déplacement professionnel.

Donc si vous cliquez une première fois sur la photo du billet, vous obtenez une photo agrandie. Pour certaines photos il faut cliquer une deuxième fois pour l'obtenir en plein écran.

Je vous préviendrai au fur et à mesure que j'ajouterai des photos dans l'album.

moose2

moose_003

moose_004

moose5

Pour celles et ceux qui souhaitant voir les photos en plein écran c'est ici :

Kragero : http://autourdesoie.blogspot.com/2009/11/norvege-1-krager.html

Kristiansand : http://autourdesoie.blogspot.com/2009/11/norvege-2-les-environs-de-kristiansand.html

Posté par soieditenpassant à 17:55 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
Tags :
20 novembre 2009

Les visages de l'Amérique du XXème siècle

Je me suis inscrite au challenge 100 ans de littérature américaine pour découvrir et partager avec vous différentes facettes des Etats Unis.

Je me suis inscrite pour 5 livres, je vais voir comment je m'en sors en cours d'année étant donné que je me suis inscrite à plusieurs autres challenges.

Mais en réalité je me suis constituée une liste qui va bien au delà de 5 titres, orientée autour de différents thèmes. Voici donc la liste parmi laquelle je vais sélectionner 5 oeuvres pour commencer.

Thème nature - grands espaces - écologie - nature writing :

- Meurtre en bleu marine de CJ Box

- La mort au fond du canyon de CJ Box (polar écologique)

- Le gang de la clé à molette d'Edward Abbey (polar axé sur l'écologie et le désert)

Malyss propose aussi Jim Harrison et Thomas Savage

Thème Autour  d'une ville, d'une région, d'un quartier :

- Les chroniques de San Francisco d' Armistead Maupin (tome 1 pour commencer :-)

- La nuit de l'oracle de Paul Auster (Brooklyn) (2003)

- La trilogie New Yorkaise ( Cité de verre - Revenants - La chambre dérobée) de Paul Auster

- Manhattan transfer de John Dos Passos (1925)

Autres titres proposés par les amis blogueurs

- Boston -> Romans de la série Kenzie et Gennaro de Denis Lehane proposés par Satya

        1- Un dernier verre avant la guerre
        2- Ténèbres, prenez-moi la main
        3- Sacré
        4- Gone, Baby Gone
        5- Prières pour la pluie

- Los Angeles -> Maybe the Moon d'Armistead Maupin proposé par Paul Arre 

- La Nouvelle Orléans -> Malyss propose Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams et Dans la brume électrique de James Lee Burke

                                  

Thème mettant à l'honneur les Indiens d'Amérique :

- Indian Blues de Sherman Alexie

- La vie aux trousses de Sherman Alexie

Et aussi, tout simplement des auteurs qui ont marqué le XXème siècle (voire le XXI ième siècle) :

- Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee

- Tendre est la nuit de Francis Scott Fitzgerald

- Les rêves de mon père de Barack Obama

- Petit déjeuner chez Tiffany de Truman Capote (1958)

- Mort d'un commis voyageur de Arthur Miller

Et peut être un livre de Raymond Chandler, père du célèbre détective Philip Marlowe et deux roman de Pearl Buck : L'épouse en colère (1947) qui a pour cadre la fin de la guerre de Sécession et Un coeur fier (1938) mettant en scène une femme déchirée entre son rôle d'apouse et de mère et sa passion pour la sculpture.

Il me biendra peut être d'autres idées et d'autres envies, mais c'est déjà pas mal pour commencer.

100_ans_litt_USA_logo

Posté par soieditenpassant à 15:05 - - Commentaires [12] - Rétroliens [0]


19 novembre 2009

Thématique - Les frissons de Novembre

frissons_novembre02

Pour ce mois de Novembre (un mois que je trouve d'ordinaire assez tristounet) je vous propose d'organiser une thématique : Les frissons de Novembre.

Pas de quota minimum de livres à lire, si le thème vous tente et que vous souhaitez être rattaché à la thématique, vous me l'indiquez en commentaire ou bien par la rubrique "Contactez l'auteur".

A chaque nouveau billet je mettrai ce post à jour et je le ferai remonter, jusque fin novembre.

Le thème est vaste : horreur, roman noir (polar), vampires, sorcières, adultes ou jeunesse, Bd, manga .... tout ce que vous voulez du moment que ça donne froid dans le dos (gnark gnark)

Je sais que certain(e)s d'entre vous ont publié des billets rentrant dans ce cadre le 31 octobre, si vous le souhaitez je peux faire un lien ici.

Merci à Dave's Halloween gifs pour l'image que j'ai utilisée pour le logo.

frissons_novembre_mini

***

Voici les différents articles proposés :

fascination   

Fascination ou Twilight 1 de Stépahnie Meyer par Hérisson08

.

.

   

tentation    

Tentation - Hésitation - Révélation ou Twilight 2-3-4 de Stéphanie Meyer par Hérisson08

.

.

   

vampires_de_londres   

Les vampires de Londres (Les étranges soeurs Wilcox 1) de Fabrice Colin par Hérisson08

.

.

meurtres_en_bleu_marine

    

Meurtres en bleu marine de C.J. Box par Malyss

                                                                                                               *

*.

picdiable 

Le pic du diable de Deon Meyer par Malyss

 

Posté par soieditenpassant à 19:43 - Commentaires [20] - Rétroliens [0]

A quand les bonnes nouvelles ? Kate Atkinson

a_quand_les_bonnes_nouvellesA quand les bonnes nouvelles ? de Kate Atkinson

Titre original : When will there be good news ?

Traduit de l'anglais par Isabelle Caron

Editions de Fallois, 2008 pour la traduction française - 362 pages

Quatrième de couverture :

   Dans un coin paisible de la campagne du Devon, une petite fille de six ans, Joanna Mason, est le témoin d'un crime épouvantable.

   Trente ans plus tard, l'homme qui a été condamné pour ce crime sort de prison.

   A Edimbourg, Reggie, qui a seize ans et qui bien sûr est plus futée que les gamines de son âge, travaille comme nounou chez un médecin, le docteur Hunter. Mais quand celle-ci disparaît, Reggie est la seule personne qui semble s'en apercevoir.

   En ville, l'inspecteur en chef Louise Monroe est aussi à la recherche d'une personne disparue, David Needler, sans se rendre compte qu'un de ses vieux amis - Jakson Brodie - se précipite vers elle. Il est là pour un séjour qui est sur le point d'être tragiquement interrompu.

   Dans une extraordinaire démonstration de talent, Kate Atkinson nous donne l'un des romans psychologiques les plus fascinants et les mieux écrits de ces dernières années. A quand les bonnes nouvelles ? nous offre un éclairage sur la nature du destin et sur la condition humaine.

Mon avis :

Voilà un roman qui m'a tenu en haleine jusqu'au bout et que j'ai dévoré.

Les points forts sont une intrigue bien menée, avec des rebondissements, des découvertes inattendues jusqu'à la fin, et des portraits psychologiques remarquables.

Nous progressons dans l'histoire au travers des points de vue successifs de différents personnages, que nous retouvons à plusieurs reprises, à différentes étapes du récit. C'est une démarche intéressante, car nous recevons ainsi des éclairages différents sur les évènements et l'intrigue principale, suivant que les personnages y sont  liés d'une façon étroite ou non. Les diverses approches progressent et convergent  jusqu'au dénouement final.

Plusieurs des personnages sont  des survivants,   ils ont perdu un ou plusieurs proches, que ce soit à la suite d'un crime ou d'un accident et leurs destins vont se croiser. J'ai trouvé le profil des personnages particulièrement bien choisis car ils sont variés : hommes, femmes, adolescents, adultes dans la petite quarantaine ou au début de la cinquantaine, deuils anciens ou récents. Nous vivons ainsi différentes facettes du thème de fond de ce livre :  survivre à la mort d'un proche,  continuer sa propre vie et se reconstruire.

Elle avait passé les trente ans qui s'étaient écoulés depuis les meurtres à se créer une vie. Ce n'était pas une vraie vie, c'était un simulacre de vie, mais il marchait. Sa vraie vie était restée derrière elle, dans un autre champ, doré, celui-là. Puis elle avait eu le bébé et l'amour qu'elle lui portait avait insuflé la vie au simulacre et il était devenu authentique.

L'écriture est  alerte, sensible et l'humour y est présent et  parfois féroce. On pourrait  reprocher à l'auteur un petit abus de l'utilisation des  parenthèses : parfois cela s'intègre très bien dans le contexte,  ajoutant une petite précision souvent amusante, d'autres fois j'ai trouvé cela un peu agaçant. Néanmoins le récit reste très fluide et vif. Kate Atkinson aime également les citations  et fait référence à plusieurs reprises dans son livre à la littérature britannique, notamment à Charles Dickens, qui lui aussi a  plus d'une fois mis en scène des personnages d'orphelins courageux. Ces références font partie de la touche britannique du livre.

J'ai particulièrement aimé également le chemin un peu détourné, ou un peu ambigü qu'a emprunté l'auteur pour nous présenter certaines de ses personnages : elle ne nous en dévoile pas l'identité ni les objectifs tout de suite, mais procède par approches et petites touches successives, enrichissant son tableau au fur et à mesure.

J'ai noté qu'en général les personnages semblent voués à des mariages calamiteux. Je ne sais pas si telle les Rita Mitsuko, Kate Atkinson pense que Les Histoires d'amour finissent mal en général, ou si c'est de l'humour noir :-)

Je me suis particulièrement attachée au personnage de Reggie, adolescente futée et dotée d'une grande force de caractère. Elle m'a un peu rappelé, par certains traits de caractères  tels la spontanéïté et la vivacité, la petite Ninon, héroïne du roman de Maud Lethielleux.

A noter , parmi toute cette galerie de personnages, qu'une  jolie place est  réservée aux chiens, notamment à une chienne nommée Sadie.

En résumé une palette de personnages intéressants, bien campés, très attachants pour certains, de la vivacité, de l'émotion et de l'humour. Une belle découverte pour moi, je reviendrai assurément vers cet auteur.

Lu dans le cadre du               prix_litteraire_indiana_02

Rang de lecture : 1/10

Posté par soieditenpassant à 14:36 - - Commentaires [11] - Rétroliens [0]
Tags : ,
17 novembre 2009

Bleu scandinave :-) (Tag)

J'ai été taguée par Malyss du blog Chronicles from the shore.

Je dois choisir dans mes albums sept photos à dominante bleue et taguer à mon tour sept personnes.

Pour ce tag, j'ai choisi  des photos de Scandinavie et principalement de Norvège où nous avons séjourné 2 semaines cet été. Cela me permet de partager d'ores et déjà quelques souvenirs avec vous, étant donné que je n'ai pas encore eu le temps de mettre mes photos en ligne.

Paysage de la vallée du Sétesdal

bleu_norvege_01

Bleu ... inattendu :-)

bleu_norvege_03

Ciel ou fjord ?

bleu_norvege_02

Un p'tit air marin

bleu_norvege_04

Bleu glacier (Briksdalsbreen)

bleu_norvege_06

Bleu nuit ... (région de Bergen)

bleu_norvege_05

A nouveau  la région du Briksdalsbreen

bleu_norvege_07

Bleu Hivernal (Kiruna, Suède, février 2009)

IMG_6210

IMG_6214

ça fait 9 photos mais je n'ai pas su choisir :-)

Merci à Malyss.

Je tague à mon tour, si elles le veulent bien : Flo Kenza Herisson08 Nina Petite Fleur Alex Bouquet de Bamboo

Posté par soieditenpassant à 23:37 - Commentaires [18] - Rétroliens [0]
15 novembre 2009

Dimanche poétique # 2 - Le vent - Emile Verhaeren

Sur une idée de Celsmoon, voici ma deuxième participation au dimanche poétique.

Le vent

Sur la bruyère longue infiniment,
Voici le vent cornant Novembre,
Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent
Qui se déchire et se démembre,
En souffles lourds, battant les bourgs,
Voici le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Aux puits des fermes,
Les seaux de fer et les poulies
Grincent ;
Aux citernes des fermes,
Les seaux et les poulies
Grincent et crient
Toute la mort, dans leurs mélancolies.

Le vent rafle, le long de l’eau,
Les feuilles mortes des bouleaux,
Le vent sauvage de Novembre ;
Le vent mord, dans les branches,
Des nids d’oiseaux ;
Le vent râpe du fer
Et peigne, au loin, les avalanches,
Rageusement, du vieil hiver,
Rageusement, le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Dans les étables lamentables,
Les lucarnes rapiécées
Ballottent leurs loques falotes
De vitres et de papier.
— Le vent sauvage de Novembre ! —
Sur sa butte de gazon bistre,
De bas en haut, à travers airs,
De haut en bas, à coups d’éclairs,
Le moulin noir fauche, sinistre,
Le moulin noir fauche le vent,
Le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Les vieux chaumes, à cropetons,
Autour de leurs clochers d’église,
Sont ébranlés sur leurs bâtons ;
Les vieux chaumes et leurs auvents
Claquent au vent,
Au vent sauvage de Novembre.
Les croix du cimetière étroit,
Les bras des morts que sont ces croix,
Tombent, comme un grand vol,
Rabattus noirs, contre le sol.

Le vent sauvage de Novembre,
Le vent,
L’avez-vous rencontré le vent,
Au carrefour des trois cents routes,
Criant de froid, soufflant d’ahan,
L’avez-vous rencontré le vent,
Au carrefour des trois cents routes,
Criant de froid, soufflant d’ahan,
L’avez-vous rencontré le vent,
Celui des peurs et des déroutes ;
L’avez-vous vu, cette nuit-là,
Quand il jeta la lune à bas,
Et que, n’en pouvant plus,
Tous les villages vermoulus
Criaient, comme des bêtes,
Sous la tempête ?

Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent hurlant,
Voici le vent cornant Novembre.

Emile Verhaeren


Posté par soieditenpassant à 00:01 - Commentaires [10] - Rétroliens [0]
14 novembre 2009

La tournée d'automne - Jacques Poulin

blogoclub

La tournée d'automne de Jaques Poulin était proposé comme lecture commune par le Blogoclub le 1er septembre dernier.

La tournée d'automne c'est la prochaine tournée du Chauffeur de bibliobus. De cette personne nous ne connaitrons pas le nom. Il s'apprête à partir pour sa tournée d'été, le long de la Côté Nord québécoise. Ce sera sa dernière tournée. La tournée d'automne, il a décidé de ne pas la faire.

Juste avant son départ, une petite troupe d'artistes arrivée de France donne une représentation dans son village. Très vite, Le Chauffeur et Marie, la coordinatrice du groupe, sont attirés l'un par l'autre. La petite troupe, désireuse de visiter un peu la Côte Nord et la Gaspésie, décide de louer un autobus et d'accompagner le Chauffeur dans sa tournée.

Ce roman, très doux et pudique, évoque la solitude et l'automne de la vie. Le Chauffeur est un solitaire. par goût mais aussi un peu par la force des choses.

[Le Chauffeur, parlant à Marie des livres d'Hubert Reeves].

- Je ne sens pas le lien, la filiation dont il parle. Je veux dire, je n'ai pas le sentiment de faire partie d'un ensemble. En fait, je me sens complètement isolé, tout seul ... Et vous ?

Elle réfléchit quelques instants.

- Il me semble, dit-elle, que je fais partie d'une sorte de chaîne. Comme dans vos réseaux de lecteurs.

Ce sentiment de solitude, de mise en retrait est accentuée par le fait que le Chauffeur ne soit jamais, contrairement aux autres personnages, désignés par son nom. J'ai trouvé que cela donnait un sentiment d'effacement, d'absence d'identité comme si son entourage croisait son regard sans le voir vraiment, comme s'il faisait partie du décors.

Le Chauffeur a ses petites routines qu'on peut au choix considérer comme rassurantes ou symboles d'une monotonie de plus en plus pesante.

J'ai aimé accompagner moi aussi ce Chaffeur dans son périple, imaginer les paysages qu'il évoquait, puis les rechercher sur internet. J'ai aimé imaginer les rencontre avec les lecteurs aussi, les livres. J'ai été touchée par le fait qu'il accepte toujours de prêter un livre, faisant confiance au lecteur pour le restituer. j'ai retrouver à ce niveau la grande confiance qu'on rencontre, en Europe, dans les pays de Scandinavie.

Les liens vers les billets des autres membres du Blogoclub chez Sylire et Lisa, ainsi, bien sûr,  que leur avis personnel sur cette lecture. Et aussi l'avis d' Allie.

Posté par soieditenpassant à 10:43 - - Commentaires [7] - Rétroliens [0]


  1  2