Taguée par Morgan !
J'ai été taguée par Morgan.
Je dois donc :
1 - Ecrire 8 souhaits
2 - Dire à quoi me font penser les 10 mots donnés
3 - Dire un mot sur ma tagueuse
4 - Taguer 8 personnes et les prévenir
1 - Ecrire 8 souhaits
1 - Que la mousse au chocolat ait la même valeur calorique que les haricots verts :-) (Comme Morgan a un prénom de fée, j'en profite, on ne sait jamais ;-)
2 - Trouver une formule magique pour que les journées aient plus de 24 heures
3 - Continuer à partager et faire de belles découvertes sur la blogosphère, que ce soit dans les domaines de la lecture, de la photographie, des voyages, de la découverte d'autres pays, etc...
4 - Prendre un peu plus de temps pour l'écriture
5 - Partie habiter pour deux ou trois ans dans un autre pays pour découvrir de l'intérieur une autre culture, un autre mode de vie ... j'aimerais bien faire cette expérience au moins une fois dans ma vie.
6 - Garder jusqu'à la fin de ma vie l'envie une capacité à l'émerveillement (ne jamais devenir blasée)
7 - Continuer à avoir envie de découvrir, d'apprendre, de progresser dans ce que j'entreprends.
8 - Trouver un jour une librairie ou une bibliothèque comme celle du livre L'Amour est à la lettre A de Paola Calvetti.
2 - Dire à quoi font penser les 10 mots donnés
Message : Chouette ! Des nouvelles de quelqu'un ... amis, copinautes, famille ...
Blog : De belles découvertes passées et à venir - Plaisir d'échanger, de partager
Prix : récompense - en littérature, en musique, Prix Nobel de la Paix
Croix : symbole des bisous dans certaines correspondances :-). C'était le cas dans les lettres de ma correspondante anglaise quand j'étais collégienne .. et c'est revenu avec les textos je crois. Tendresse, donc :-) ...
Scrap : Un loisir que j'aimerais beaucoup pratiquer. Cela doit être émouvant plusieurs année plus tard de retrouver des photos mises en valeur par de belles décorations et des annotations personnalisées. Mais pour l'instant je n'ai pas le temps.
Création : Une façon de partager les émotions, d'en faire naître, d'exprimer ce qu'il y a en nous et de s'épanouir ...
Bonheur : A cueillir chaque jour autour de soi ... dans un sourire, un regard, le rire d'un enfant, le chant d'un oiseau ... et à partager sans modération ...
Vie : Trésor inestimable ...
Enfant : Yeux grands ouverts sur le monde, capacité à s'émerveiller ... mélange redoutable de candeur et de perspicacité :-)
Passion : Ce qui donne des couleurs éclatante à la vie
3 - Dire un mot sur la personne qui m'a taguée
J'ai connu Morgan grâce au swap Paris organisé par Loula. Morgan était ma swapeuse :-). Sur son superbe blog De papier, d'encre et de papier, elle nous fait partager tout un univers de rêves, de contes, de couleurs et de douceur ...Elle nous présente des albums, mais nous fait aussi connaître les sites d'auteurs et d'illustrateurs, c'est très intéressant.
Une section réservée aux tags et messages plus personnels nous permet de connaître un peu plus morgan, ce qu'elle aime et le monde qui l'entoure.
Son blog est une pause enchanteresse de tendresse, de douceur et de poésie qui fait un bien fou.
4 - Taguer 8 personnes et les prévenir :
Ceux qui n'ont pas encore fait ce tag, levez le doigt ! rire ...
Elles se rendent pas compte - Boris Vian
Elles se rendent pas compte de Boris Vian.
Le Livre de Poche, éditions Fayard, 1996
Publié à l'origine sous le pseudonyme de Vernon Sullivan
Quatrième de couverture : Que Gaya s'apprête à en épouser un autre, Francis, son ami d'enfance et amoureux d'occasion, aurait peut-être pu l'admettre à la rigueur. mais que le fiancé lui fournisse de la drogue, non !
Surtout qu'il appartient à une drôle de bande, ce fiancé. Et qu'en plus il n'aime pas les filles. Et là, ça devient carrément louche. parce qu'elle est d'une famille très riche, la petite Gaya. Alors il fonce, Francis. Beaucoup de bagarres, pas mal de sexe, quelques morts.
Il faut ce qu'il faut : sans ça, elles se rendent pas compte !
Un "Vernon Sullivan" percutant, qui classe sans conteste Boris Vian parmi les classiques du polar noir.
Mon avis : L'intrigue se déroule au sein d'une communauté homosexuelle, et le héros, ainsi que son frère, décident de se travestir en femmes pour enquêter... Cette histoire m'a un peu fait penser au film "Certains l'aiment chaud", (sauf que le langage est moins châtié) d'une part à cause des deux hommes déguisés en femmes et d'autre part parce que l'histoire de déroule aux Etats Unis, avec affrontements d'une bande de malfrats. Bien que le film de Billy Wilder soit postérieur de neuf ans à ce livre, je trouve qu'on y ressent un peu la même ambiance ... un certain machisme aussi, volontairement appuyé et tourné en dérision. Encore une fois dans ce roman les traits sont exagérés (ce n'est pas un roman homophobe) , tout est caricatural et l'auteur ne recule pas devant l'autodérision - du moins vis à vis de son personnage, car le roman est écrit à la 1ère personne du singulier. On sent derrière chaque phrase l'esprit facétieux de Boris Vian.
Le style est enlevé, drôle, endiablé, le rythme de même. Derrière ce ton désinvolte on trouve une réelle construction d'une intrigue policière. S'amuser et nous amuser semble être le but de l'auteur. En ce qui me concerne le but est atteint, j'ai beaucoup ri et j'avais hâte de savoir la suite, impatiente de découvrir ce qui allait advenir de notre héros et de son frère.
Extrait : Seulement, sur l'escalier, il y a un nouveau genre de malabar.
Un type horrible. il est roux, il a le crâne en pointe ; il est velu, il a l'air d'un ours ; il pèse au moins deux cents kilos et il est très méchant ; ça se voit à ses petits yeux de cochon enfoncés dans son lard.
Je reçois divers coups de tabouret dans les côtes. Rien de sérieux. Mais le gros, c'est sérieux. Il faut choisir.
Je me décide. Je redescends l'escalier. Feinte. Je me retourne brusquement, lance le sac par dessus le gros et je lui fonce entre les jambes au moment où il descend à son tour. Bon Dieu ... jamais je ne passerai. Ce gars a des cuisses comme des pattes d'éléphant. Hi ! je soulève... ça passe, c'est passé. Il dérouille. J'entends glapir, c'est Ted qui a du recevoir son ami sur le pied.
Ah ! me revoici au rez-de-chaussée. Ici, un petit ennui. Tout ce qui ressemble à une porte a l'air hermétiquement clos.
J'ai ramassé le sac à main. Voyons cette porte. Non ! il y a plus pressé. J'empoigne quelques chaises et je les expédie dans l'escalier, parce que j'ai idée que ça essaye de remonter par là. Tout se passe assez vite, il n'y a rien à dire. On n'a pas le temps de s'ennuyer.
Un lourd tabouret de chêne à la main, je cogne sur la serrure du dehors. c'est de la camelote. ça cède.
Mon crâne aussi. Je tombe dans les pommes.
Malyss et Sylire ont dédié un billet à Boris Vian.
Morgan nous présente un album qui réunit certains de ses textes : Le Déserteur
Kenza lui fait un petit clin d'œil également.
Petite Fleur présente J'irai cracher sur vos tombes.
Et Abeille nous présente l'Arrache-coeur
Conte de fées à l'usage des moyennes personnes - Boris Vian
Conte de fées à l'usage des moyennes personnes de Boris Vian.
Le livre de poche, Editions Pauvert, novembre 2007, 96 pages.
Cette version est illustrée de dessins de Boris Vian.
Quatrième de couverture : "Il était une fois un prince beau comme le jour. Il vivait entre son chien et son cheval, à l'orée d'un bois, dans un château aux murs gris et au toit mauve ...."
C'est pour sa femme Michelle, convalescente, que Boris Vian rédigea en 1943 ce conte de fées où abondent les sorcières, les cavernes, les îles fantastiques, comme dans les romans de chevalerie médiévaux.
Mais n'attendons pas, bien sûr, du futur romancier de L'Ecume des jours qu'il prenne au sérieux les mille et unes péripéties qui jaillissent sous sa plume.
Dès cette œuvre de jeunesse, son jeu consiste à piéger le récit à coups de calembours, de clins d'œil, de dérision et de burlesque. Il y excelle, et nous amuse autant qu'il s'amuse.
Mon avis : Ce petit livre se lit vite, il est suivi d'une autre version non aboutie de la même histoire. J'ai préféré la première, celle qui est complète. Ce livre a une histoire assez touchante puisque, comme il est expliqué en quatrième de couverture, Boris Vian a écrit l'histoire pour sa femme qui était convalescente. Il a écrit ce conte alors qu'il avait 23 ans.
Si vous aimez le fantasque, les situations absurdes, les jeux de mots, alors ce livre est fait pour vous. Je l'ai choisi parce que c'est un conte et j'ai pensé que c'est un style de cet auteur qui est moins connu que ses romans. J'ai eu envie de le découvrir et de le faire découvrir.
On sent bien que l'auteur s'est amusé en écrivant. C'est une histoire truffée de blagues complètement loufoques. Je ne ferais pas de ce genre de lecture une habitude, mais j'ai bien aimé et j'ai passé un très bon moment.
D'autres oeuvres de l'auteur chez Petite Fleur ...
Boris Vian 10 mars 1920 - 23 juin 1959
Boris Vian était un artiste doué de multiples talents : romancier, poète, chanteur, musicien, traducteur. Doté d'un grand sens de l'humour, il a laissé une œuvre très riche et variée. Il a écrit sous différentes pseudonymes : Boris Vian, Vernon Sullivan mais aussi Bison Ravi, Baron Visi et Brisavion (des anagrammes de son nom).
Il était trompettiste de jazz et fut chroniqueur dans Jazz Hot de décembre 1947 à juillet 1958.
Cette passion pour le jazz est présente dans son œuvre romanesque.
Un rhumatisme articulaire aigu contracté pendant l'enfance est à l'origine d'une maladie de cœur qui lui sera fatale.
Il nous laisse :
11 romans
4 recueils de poème
Des pièces de théâtre
Des nouvelles
Des chroniques musicales
Des scénarios de films
Et des chansons.
Son esprit volontiers provocateur et sarcastique lui vaut quelques déboires, notamment avec la publication du roman J'irai cracher sur vos tombes (1946) et sa célèbre chanson Le Déserteur dont le dernier couplet a été modifié.
Face à une œuvre d'une telle diversité, j'ai forcément voulu en explorer plusieurs aspects.
Je présente aujourd'hui deux de ses œuvres, il vous suffit de cliquer sur l'image pour avoir accès à l'article.
J'ai aussi en réserve L'Ecume des jours, mais je n'ai pas eu le temps de le lire pour aujourd' hui. Je ferai un lien sur cet article quand je l'aurai lu.
D'autres blogueuses ont dédié un billet à Boris Vian : Malyss Sylire
Morgan nous informe que certains de certains de ses textes ont été remis au goût du jour dans un album : Le Déserteur.
Petite Fleur présente : J'irai cracher sur vos tombes
Kitchen - Banana Yoshimoto
Kitchen de Banana Yoshimoto
Titre original : Kitchen - [ Paru au Japon en 1988 ]
Traduit du japonais par Dominique Palmé et Kyôko Satô
Folio, Editions Gallimard, 1994 pour la traduction française, 180 pages
Quatrième de couverture : Que faire à vingt ans, après la mort d'une grand-mère, quand on se retrouve sans famille et qu'on aime les cuisines plus que tout au monde ? Se pelotonner contre le frigo, chercher dans son ronronnement un prélude au sommeil, un remède à la solitude.Cette vie semi-végétative de Mikage, l'héroïne de Kitchen, est un jour troublée par un garçon, Yûichi Tanabe, qui l'invite à partager l'appartement où il loge avec sa mère. Mikage s'installe donc en parasite chez les Tanabe : tombée instantanément amoureuse de leur magnifique cuisine, elle est aussi séduite par Eriko, la "mère" de Yûichi. Eriko, personnage ambigu et pour, transexuel à la beauté éblouissante, qui, traversant le récit comme un soleil éphémère, va bientôt mourir à son tour de mort violente ...
Banana Yoshimoto révèle dans Kitchen, à travers une sorte de "minimalisme flou", une sensibilité nourrie de paradoxes, une sensibilité dans laquelle toute une génération de jeunes Japonais s'est reconnue.
Mon avis : La quatrième de couverture est imprécise puisque Kitchen comprend en fait deux nouvelles. La première et la plus longue, Kitchen, est résumée en quatrième de couverture. C'est une nouvelle en deux parties. (120 pages en tout)
Dans la deuxième nouvelle, Moonlight Shadow (46 pages), Satsuki essaie de se remettre de la mort accidentelle de son petit ami, Hitoshi.
Les deux héroïnes sont très jeunes, âgées environ d'une vingtaine d'années. Alors que Mikage sombre dans un premier temps dans une sorte de léthargie végétative, avant de se passionner pour la cuisine, Satsuki se lance dans le jogging et fait tous les matins à l'aube une sorte de pèlerinage près d'un pont, où elle avait l'habitude de retrouver Hitoshi. La rivière s'écoulant sous ce pont, et le pont lui même semblent chargés de symboles.
Cette rivière, c'était la frontière entre Hitoshi et moi. Quand je pensais au pont, je revoyais aussitôt Hitoshi qui m'attendait à cet endroit. J'arrivais toujours en retard, il était toujours là. Et au retour, on se quittait toujours sur ce pont pour rentrer chacun chez soi. C'était là aussi que je l'avais vu pour la dernière fois.
Malgré le thème, ce roman n'est pas triste du tout. Il est rempli de délicatesse, de douceur et de poésie. Bien que 20 ans environ me séparent des héroïnes, je suis rentrée dans les histoires sans problèmes. La douceur, mais sans mièvrerie, des caractères masculins m'a frappée. Aussi bien Yûishi Tanabe que Hitoshi sont d'une extrême gentillesse.
Un dernier petit extrait du livre :
Je me suis habillée chaudement et je suis partie à bicyclette. C'était une journée enveloppée d'une lumière tiède, qui annonçait vraiment l'approche du printemps. Le vent qui venait de naître soufflait agréablement sur mes joues. Dans les rues, des feuilles vertes, encore enfantines, pointaient aux branches des arbres. Le bleu pâle du ciel, légèrement voilé, s'étendait à perte de vue.
Devant cette fraîcheur, j'ai senti à quel point tout était desséché en moi. La paysage du printemps n'arrivait pas à pénétrer dans mon cœur. Il voltigeait à la surface, s'y reflétant comme une bulle de savon. Les passants me croisaient d'un air heureux, la lumière jouait dans leurs cheveux. Toutes les choses respiraient, leur éclat s'intensifiait, nourri par les doux rayons du soleil. dans ce beau paysage débordant de vie, je regrettais les rues désolées de l'hiver, le lit à sec de la rivière à l'aube. J'aurais voulu me briser en morceaux et disparaître.
Ce livre m'a été offert par Loula dans le cadre du Wabi Sabi Swap. Je la remercie à nouveau. Elle m'a dit avoir lu ce livre plusieurs fois, et je pense que je le relirai aussi, car il m'a beaucoup touchée.
Je vous invite à découvrir les avis de : Allie Tiphanya ...
Avec Kitchen, Banana Yoshimoto, alors âgée de 23 ans, signait son premier roman.
Cette lecture fait également partie de la liste du 
Un cadeau !
Il y a quelques jours j'ai reçu de Malyss, du magnifique blog Chronicles from the Shore un superbe cadeau pour mon blog.
Je suis évidemment ravie et vraiment très touchée que mon blog ait été ainsi honoré.
Malyss aime écrire, et je trouve que ses chroniques quotidiennes, grâce auxquelles elle nous fait visiter sa région, sont empreintes de poésie. Les billets sont illustrés de superbes photos prises par Malyss. Lire son blog est une façon très agréable de voyager, j'ai un peu l'impression d'être en vacances quand je m'y pose.
Chaque article est rédigé en anglais et en français, on peut donc soit lire le français soit réviser son anglais ... sourire ... (et vice versa pour les lecteurs anglophones :-)
Je vous mets vers son billet d'origine, ainsi, si vous le souhaitez, vous pourrez aussi aller visiter les autres blog récompensés ainsi que le blog de Noru qui lui a délivré ce Blog d'Or. Je vous prédis de très belles découvertes et de très beaux moments de voyages et dépaysements :-)
A mon tour je transmets le Blog d'Or aux blogs suivants :
Vivre à la campagne - Allie (auteur aussi de blogs dédiés à ses chiens, avec au passage un grosse pensée pour Homer)
Le blog de Eve et toutes ses découvertes, ses astuces et son implication pour la protection de la nature et des animaux.
De papier, d'encre et de couleurs - Morgan
En lisant, en voyageant - Keisha
Délivrer des livres - Hérisson
La vie est un roman - Sylire
La Ruche aux livres - Abeille (blog québécois, chroniques de lectures + photos)
Et pour finir je recopie le règlement. Chaque personne qui reçoit le Blog d'Or doit :
- Le mettre sur son blog
- Mettre un lien vers le blog qui le lui a transmis
- Offrir cette récompense à un ou plusieurs autres blogs
- Informer les destinataires
- Recopier le règlement.
Os de lune - Jonathan Carroll
Os de lune de Jonathan Carroll
Titre original : Bones of the moon
Traduit de l'américain, par un illustre inconnu - j'ai feuilleté le livre et je n'ai pas réussi à trouver le nom du traducteur -, cela aurait quand même été courtois de la part de la maison d'éditions de le préciser.
Editions Albin Michel, collection Pocket Terreur
Avant même de vous livrer le résumé et mon avis, je souligne, tout comme Fantasio, que cette histoire (et plus généralement, apparemment, les livres de Jonathan Carroll), bien qu'édité dans la collection Pocket Terreur n'est en rien un roman d'épouvante. A part un ou deux passages un peu violents, mais brefs, ce livre n'a rien de terrifiant. Intrigant et déstabilisant, oppressant par l'atmosphère, mais très onirique aussi ... Certains thrillers sont bien plus éprouvants et violents.
Quatrième de couverture : Entre rêve et réalité, une jeune femme est partagée entre deux mondes, entre deux vies.
Dans la première elle est la mère d'une adorable petite fille, dans le New York de la fin des années 80 ; dans la seconde, elle parcourt avec un garçon qu'elle n'a jamais eu l'étrange monde de Rondua, où les animaux parlent, et où le danger rôde...
Mon avis : Tout commence doucement. Cullen, l'héroïne, a une vie heureuse auprès de son mari Danny et de leur bébé Mae. Un de ses voisins est un criminel qui vient de se faire arrêter ;mais à part cela sa vie serait tranquille si elle ne faisait pas régulièrement des rêves étranges qui se déroulent touours dans le pays imaginaire de Rondua.
A chaque rêve, escortée de son petit garçon Pepsi, elle découvre un peu plus ce pays peuplé d'animaux étranges, doués de la parole et répondant à des noms singuliers.
Alors que Cullen s'inquiète de la répétition de ces rêves, son entourage pense que c'est principalement un façon de son esprit d'évacuer les émotions du quotidien.
Alors que la fréquence des rêves de Cullen augmente, ils prennent de plus en plus d'emprise, et amènent la jeune femme à revenir sur son passé. Parallèlement, des évènements étranges surviennent dans son quotidien.
Je suis admirative devant l'écriture de Jonathan Carroll et surtout son imagination. Aussi bien pour nous décrire le monde de Rondua, que pour estomper peu à peu la frontière entre rêve et réalité. Le merveilleux est très présent et pourtant le fonds de cette histoire traite d'un sujet douloureux (je ne vous en dirais pas plus , je préfère vous laisser le découvrir au fil des pages ;-). La narratrice est Cullen, le personnage principal, et l'auteur s'est apparemment glissé sans problème dans la peau d'un personnage féminin.
Le suspens est ménagé jusqu'à la fin, j'ai été surprise jusque dans les dernières pages. Bien que ce ne soit pas un roman policier, il y a une intrigue et l'auteur sait nous mener doucement mais sûrement là où il veut.
J'ai juste trouvé quelques longueurs dans la première partie du livre quand Cullen décrit sa rencontre et les premiers temps de sa relation avec Danny.
J'ai découvert ce livre et cet auteur grâce à Fantasio qui présente Os de Lune et Collection d'automne (que j'ai mais que je n'ai pas encore lu).
J'ai très envie de lire d'autres oeuvres du même auteur.
Journal d'une voisine - (Les carnets de Jane Somers 1 ) - Doris Lessing
Journal d'une voisine (Les carnets de Jane Somers 1) de Doris Lessing
Titre original : The diary of a good neighbour
Traduit de l'anglais par Marianne Fabre
Le livre de poche, Editions Albin Michel, 1985 pour la traduction française, 380 pages 
Quatrième de couverture : En 1984, Doris Lessing a révélé avoir écrit deux romans sous le pseudonyme de Jane Somers. Journal d'une voisine, auquel succèdera Si vieillesse pouvait, est le premier de ces récits. Il évoque la rencontre de deux femmes : Jane Somers, rédactrice en chef d'un magasine londonien, et Maudie, une vieille dame, solitaire et malade.
Sans jamais se départir du soupçon de distance ironique qui fait la force de son écriture, Doris Lessing décrit avec talent les rapports qui se nouent entre ces deux êtres, la tentative d'apprivoisement de l'une par l'autre, les combats désespérés de Maudie pour sauvegarder sa dignité, l'amitié qui naît, profonde et bouleversante.
A travers ce tableau intime et humain qui est avant tout une réflexion sur la vieillesse, l'auteur porte un regard impitoyable sur notre époque, ses aveuglements, et le rôle que chacun décide ou non d'y jouer.
Mon avis : Difficile pour moi de donner un avis personnel sans paraphraser la quatrième de couverture qui traduit tout à fait ce que j'ai ressenti à la lecture de ce roman.
Ce livre est profondément bouleversant. Il se déroule à Londres, sur une dizaine d'années. L'écriture sobre et fluide de Doris Lessing fait d'autant plus ressortir le côté poignant des situations et des sentiments.
La rencontre entre Maudie et Jane était improbable tant ces deux femmes sont différentes à première vue, aussi bien par leur caractère que par leur milieu social. Et pourtant leurs destins se croiseront dans une pharmacie, et Maudie va clairement choisir Jane, qu' elle ne connaissait pas quelques minutes auparavant, comme amie.
La quatrième de couverture dit que l'une tente d'apprivoiser l'autre, je dirais plutôt qu'elles s'apprivoisent mutuellement.
Jane est une maniaque de l'ordre, de la propreté et de la rigueur. Elle planifie tout et ce trait de caractère compte sans doute beaucoup dans sa réussite professionnelle.
Maudie survit dans un logement sans confort qui se délabre à vue d'œil, et lutte pour rester autonome. Mais prendre soin d'elle même et de son logement lui est de plus en plus difficile. Beaucoup de choses sont bouleversante dans ce roman, mais c'est l'un des points que j'ai trouvé le plus poignant : on ressent vraiment l'effort que demandent à Maudie des tâches quotidennes qui nous paraissent simples quand on est valide : se laver, faire ses courses, cuisiner, faire le ménage ... petit à petit l'étau se resserre sur elle.
Maudie a besoin de l'aide de Jane, mais elle a aussi besoin que cette aide vienne spontanément, sans qu'elle ait à la demander, pour ne pas se sentir diminuée. Jane le comprend parfaitement et est très touchante dans son souci de préserver la dignité et la pudeur de son amie. En fait elles sont très touchantes toutes les deux.
On assiste bien à une amitié entre les deux femmes et à un véritable échange. Car si Jane rend des services matériels à Maudie (courses, ménage etc ...), elle reçoit beaucoup aussi de cette dernière. Leurs rencontres, plusieurs fois/semaine sont l'occasion de longues discussions, où Maudie revient sur son passé.
L'entourage de Jane ne la comprend pas et lui en veut de consacrer autant de temps à une personne qui n'est pas de sa famille. Quant au voisinage de Maudie, il met du temps à accepter que Jane agit simplement par amitié, ils sont persuadés dès le départ que Jane fait partie d'une association d'aide aux personnes âgées : "Les bonnes voisines", d'où le titre en anglais je suppose.
C'est assez extraordinaire de constater les résistances de part et d'autre dans l'entourage des deux femmes pour accepter cette amitié, le refus de croire qu'on puisse se lier d'amitié malgré la différence d'âge et agir de manière désintéressée. Cette attitude est hélas assez symptomatique de notre société.
C'est un livre qui, je pense, ne peut laisser indifférent. C'est un peu angoissant, parce que cela peut faire peur de vieillir. Doris Lessing nous met vraiment face à la réalité ( où du moins une réalité telle qu'elle peut se présenter), sans brutalité mais sans fioritures non plus. C'est une des forces de son écriture.
Au delà d'une histoire individuelle, je trouve que cela fait réfléchir sur un véritable problème de société. C'est un livre que tout un chacun devrait lire au moins une fois dans sa vie, et que je classe dans mes coups de cœur.
Je le mets en livre voyageur, si vous êtes intéressé(e) faites le moi savoir, en privé ou par le biais des commentaires.
Doris Lessing s'est vu décerner le Prix Nobel de littérature 2007, j'ai lu ce livre dans le cadre du défi que j'ai présenté en début d'année. Et ce livre à lui tout seul fait que je suis heureuse de m'être lancée dans ce défi.
Ce livre rentre également dans le cadre du Blog'O'Trésor, c'est mon premier livre lu sur les quatre.
Lire 12 H d'affilée, cap ou pas cap ?
C'est un nouveau défi lancé sur la blogosphère, et il a lieu aujourd'hui, départ à 11H ! J'en ai eu connaissance grâce au blog de Tiphanya.
Je n'y participerai pas, mais je relaie l'info au cas où cela vous intéresserait et surtout si vous voulez encourager les participants.
Je recopie le règlement que j'ai trouve sur le blog de Tiphanya :
Virginie, de Chrestomanci propose un Read-a-thon sur le modèle du Dewey's read-a-thon. En fait l'idée vient des lectrices-bloggueuses américaines.
Le concept est simple : lire pendant 24h d'affilées ! Mais Virginie est sympa et propose un mini challenge : lire pendant 12h d'affilées. Il y en a donc pour tous les goûts.
Pendant tout le challenge, on lit et on poste des mises à jour sur
notre blog pour tenir informé les autres participants. On peut même
aller se motiver les uns les autres bien entendu. Et les plus
courageuses, celles qui auront lu le plus de pages, auront même un petit cadeau (un livre évidemment) à la fin.
Bonnes lectures à toutes et surtout amusez vous bien !! :-)
23 Juin 2009 - Cinquantième anniversaire de la mort de Boris Vian
Boris Vian s'est éteint le 23 Juin 1959 à Paris. Bien que gérant en ce moment mon blog de façon plutôt chaotique (retard dans les réponses aux commentaires, retard dans mes visites sur les autres blogs et enfin retard dans la publication de mes billets), je me dis que je ne suis plus à un retard près ... sourire ... et je me demandais si certain(e)s d'entre vous seraient intéressé(e)s pour lire d'ici là une oeuvre de Boris Vian et en publier le compte-rendu sur son blog le 23 Juin ? Qu'en pensez vous ? L'idée vous tente ?




























