Escapade en Normandie
Si vous voulez prolonger un peu le week end avec un petit parfum de Normandie, je vous invite à consulter les photos que j'ai mises sur mon blog photo aujourd'hui.
Visite matinale ....
18 ans déjà ...
Il y a 18 ans aujourd'hui, je devenais maman pour la première fois.
Alors que je recevais mon enfant dans mes bras, le jour où il serait majeur me semblait bien loin ... je savais que cela passerait vite, mais devant nous s'étendait une foule de découvertes à faire ensemble. Premiers sourires, premiers pas, premiers mots, premier jour d'école ... les histoires racontées le soir au coucher... puis vint l'école primaire et un jour il a su lire tout seul ... le collège, le lycée ...
Une des choses qui m'a le plus marquée, il y a 18 ans, c'est que la tête de mon bébé tenait dans le creux de ma main. Aujourd'hui il me dépasse d'une bonne tête :-)
Désert les convergences - Rose Marie Marque (photos) Abdellatif Laâbi (textes)
Désert les convergences - Photos de Rose Marie Marque - Textes de Abdellatif Laâbi
Traduit de l'arabe par Ilias Hanna Ilias et Aïcha Arnaout
Editions MARSAM
J'ai découvert ce livre sur le blog de Nina.Quel voyage ! Les photos sont absolument magnifiques et les fragments de textes d' Abdellatif Laâbi, présentées en arabe et en français, sont comme de douces mélodies qui accompagnent ce voyage.
Un livre très beau, original, bel hommage au désert et à l' Homme.
Les images du désert que nous propose Rose Marie Marque sont celles de paysages envoûtants auxquels aspire le voyageur occidental en mal d'espace et d'aventure. Mais bien au-delà d'un tourisme à la mode, c'est à la rencontre des habitants de ces terres désolées, que chemine depuis 1987 cette femme ordinaire à la soixantaine avancée. Avec la seule compagnie d'un guide et de sa sœur presque jumelle, elle entreprend chaque année de longues marches, de quinze jours à deux mois. Elle en ramène des images, des interrogations et beaucoup d'amour. Ainsi a-t-elle rencontré les textes d'Abdellatif Laâbi. Reine Prat - Institut Français de Marrakech
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Chouette une ride ! - Agnès Abécassis
Chouette, une ride ! - Agnès Abécassis
Editions Calmann-Lévy, 2009, 255 pages
Quatrième de couverture : Jusqu'à présent, ma vie était hyper plan-plan.
Genre marmots, boulot, dodo, sauf que pour moi, le boulot ça se passe à la maison, scotchée à un clavier d'ordinateur.
Ben oui, mon job, c'est écrivain (célèbre).
Mais dernièrement, tout a basculé :
- un beau gosse dans la rue m'a appelée "madame" ;
- il m'a fallu une traduction simultanée pour comprendre ce que me disait une ado ;
- une vendeuse mielleuse m'a suggéré une crème anti-âge ;
- j'ai surpris des copines en train de trafiquer leur date de naissance.
Et là, d'un coup, j'ai réalisé que j'avais déjà trente-six ans.
C'est-à-dire techniquement, presque quarante.
Donc bientôt cinquante.
A votre avis, je fais quoi ? je déprime ou je positive ?
Le livre est écrit à la 1ère personne du singulier, mais il s'agit d'une fiction, la narratrice se nomme Anouchka Davidson. La quatrième de couverture est assez révélatrice du style de l'auteur. Néanmoins, derrière une écriture volontairement fantaisiste, voire loufoque, j'ai senti des accents de réalisme bien réels.
La preuve, sur la liste citée en quatrième de couverture, si je devais noter les situations que j'ai déjà rencontrées, je pourrais tout cocher. A votre avis, je déprime ou je positive ;-) ?
Les points positifs de ce livre :
- Enfin un livre sur la quarantaine (ou la fin de la trentaine) qui fait rire et non déprimer.
- Le sujet est traité avec un sens aigu de l'auto-dérision. Le personnage principal ne se prend pas au sérieux, elle a des petits défauts qui la rendent réelle et attachante. Elle sait rire des petites misères que la vie et le temps nous infligent. C'est assez rafraichissant, parfois franchement émouvant derrière le ton désinvolte.
- J'ai aimé la façon assez peu conventionnelle dont le roman est rédigé : extraits du roman en cours d'écriture de la narratrice, agrémentés de pseudo-ratures qui viennent pimenter le texte ; retranscriptions de conversations sur Internet. Le tout donne à ce livre un ton résolument moderne.
Deux petites réserves de ma part :
- Le ton est enlevé, dynamique, plein de fantaisie et mais parfois très familier. Lors de certains passages j'ai eu un peu de mal quand même avec les "chiennasse" et autres épithètes du même genre, même si je comprends bien que c'est de l'humour.
- J'aurais bien accompagné Anouchka un peu plus longtemps, et aimé voir plus développés ces petits tourments de la quarantaine ... mais le livre y aurait peut être perdu en légèreté. Alors pour une fois que quelqu'un arrive à nous faire rire avec cela depuis l'inénarrable Nicole de Buron (dont je vous parlerai un jour ;-), je ne vais pas trop me plaindre.
Un petit extrait pour le plaisir :
Allez, avant de rentrer, je vais me faire un petit plaisir : un saut à la parfumerie d'à côté pour m'offrir quelques poignées de sels de bain aromatisés aux senteurs gourmandes, ou même, s'ils en ont, au vivifiant parfum de la mer Morte.
Aguichée à l'idée de cette relaxation aquatique, je pénètre dans la boutique et trouve immédiatement les cristaux convoités. Mes nioutes vont certainement m'en piquer, alors je choisis pour elles, sur l'étagères du dessus, un pot de perles de bain joliment nacrées. (Dans lequel je piocherai aussi en douce, il n'y a pas de raison.)
Au moment de régler, la vendeuse, une grande gigue rousse au sourire mielleux, ajoute dans mon sac aux couleurs de la marque quelques échantillons de parfum à tester.
Je la remercie sans y penser en rédigeant mon chèque, et, une fois dans la rue, me hâte de rentrer.
[...] Un rapide signe de tête pour la saluer, et vite, je me consacre à la découverte des fragrances gratuites glissées dans mon sac.
Plongeant la main à l'intérieur, j'en ressors trois échantillons, que j'inspecte avec curiosité.
Le premier est un minuscule tube de soin coup de jeune contour des paupières. Aucun intérêt, je le laisse retomber dans le sachet. Le deuxième est un petit flacon, cette fois rempli de soin antirides contour des lèvres. Agacée, je le lâche à la suite de son inutile jumeau. le troisième, vous allez rire, est un spray miniature contenant un sérum anti-âge aux agents liftants.
Je t'en ficherais, moi, des agents liftants.
Vous allez rire, mais ça m'est arrivé, c'est pour cela que j'ai choisi ce passage :-) ... je préfère en rire :-D
Petit bonus : Chaque chapitre s'ouvre sur une citation, pour la plupart assez cocasses et/ou pertinentes, d'une personne célèbre.
Si vous avez un peu de patience, vous découvrirez qu'on peut utiliser les immenses ressources du Web pour perdre son temps avec un efficacité que vous n'auriez jamais osé imaginer. - Dave Berry
Il est très difficile de faire entrer une femme dans sa quarantième année.
Et plus difficile encore de l'en faire sortir. - André Roussin
J'ai découvert ce livre sur le blog d' Eve qui présente aussi d'autres oeuvres de l'auteure.
Quelques mots à propos de l'auteur : (quatrième de couverture) Agnès Abécassis, elle, au moins, n'a jamais caché son âge, elle est née le 16 mars. Suite à quinze années d'études (en comptant depuis le CP), elle est devenue journaliste, scénariste et illustratrice.
Après Les tribulations d'une jeune divorcée, Au secours, il veut m'épouser ! et Toubib or not toubib, elle signe ici sa quatrième comédie déjantée.
Retrouvez Agnès Abécassis sur son site internet : www.agnesabecassis.com
Oneuli - Cho Ho-sang et Kim Dong-seong
Oneuli - Texte de Cho Ho-sang , illustrations de Kim Dong-seong
Traduit du coréen par Jeong Eun-jin et jacques Batilliot
Editions CHAN.OK - Flammarion
Collection Perles du ciel : Contes traditionnels et légendes merveilleuses de Corée ...
Quatrième de couverture : Une petite fille, Oneuli ("aujourd'hui"), vit seule et l'âme en peine dans une vallée déserte. Elle apprend un jour que ses parents se trouvent à Woncheongang, une cité magique dans le ciel.
Pleine d'espoir, Oneuli part pour un long voyage sur la terre puis au ciel.
Inspirée d'une légende coréenne, voici l'histoire d'Oneuli, petite fille au grand coeur qui tout au long de sa quête, découvre sa propre voie : venir en aide à ceux qui sont malheureux.
Mon avis : Une histoire émouvante et douce, servie par des illustrations délicates, qui permet de pénétrer dans l'univers des contes et légendes coréens. Cette histoire m'a enchantée, mais elle est plutôt destinée à un jeune public ;).
Nouveau défi littéraire : Littérature de l'imaginaire sur les cinq continents
Catherine, auteur du blog La culture se partage et organisatrice du défi : Littérature policière sur les cinq continents nous propose un nouveau challenge : Littératures de l'imaginaire sur les cinq continents <-- Un p'tit clic et vous saurez tout ! ![]()
Même principe que pour le défi de littérature policière, mais cette fois ci les œuvres de science fiction, fantasy, etc ... sont concernées.
Je ne m'inscris pas pour l'instant, j'ai trop de livres en attente, mais je pense rejoindre cette communauté en cours d'année.
IMPORTANT : Il n'y a pas de date limite pour réaliser le défi, c'est très souple et appréciable.
Un petit récapitulatif :
Défi littérature policière sur les cinq continents : le règlement
le blog
Défi littérature de l'imaginaire sur les cinq continents : le réglement
le blog
La solitude des nombres premiers - Paolo Giordano
La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano
Titre original : La solitudine dei numeri primi
Traduit de l'italien par Nathalie Bauer
Editions du Seuil, mars 2009 pour la traduction française, 329 pages.
Quatrième de couverture : Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes ; soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau, dont ils ne sont séparés que par un nombre pair. Matthia, jeune surdoué, passionné de mathématiques en est persuadé : il compte parmi ces nombres, et Alice, dont il fait connaissance au lycée, ne peut être que sa jumelle. Même passé douloureux, même solitude à la fois voulue et subie, même difficulté à réduire la distance qui les isole des autres. De l'adolescence à l'âge adulte, leurs existences ne cesseront de se croiser, de s'effleurer et de s'éloigner dnas l'effort d'effacer les obstacles qui les séparent. [...]
Mon avis : C'est un livre poignant, à l'écriture ultra sensible et ciselée. On fait connaissance avec Alice et Matthia alors qu'ils sont encore enfants, et déjà on ressent un poids sur leurs épaules, avant que ne survienne, dans leur vie à chacun , un drame qui changera le cours de leur existence.
On les voit grandir, devenir adolescents, puis adultes. Alice garde des séquelles physiques d'un accident et a plongé dans l'anorexie, Matthia se sent responsable de la mort de sa soeur jumelle et essaie d'évacuer ses souffrances dans l'auto mutilation. On assiste impuissants à ce profond mal être qui les dévore et les englue dans une solitude dont ils n'arrivent pas à se sortir malgré leurs efforts.
C'est un livre magnifique, très émouvant, les personnages d'Alice et Matthia sont très attachants. Une phrase de la quatrième de couverture résume parfaitement ce que j'ai ressenti : Ces adolescents à la fois violents et fragiles, durs et tendres, brillants et désespérés continueront longtemps à nous habiter.
A propos de l'auteur : Paolo Giordano est né en 1982 à Turin. Il prépare actuellement un doctorat en physique théorique. La solitude des nombres premiers, prix Strega 2008, est son premier roman. Il s'est déjà vendu à plus de deux millions d'exemplaires en Italie ; il est traduit dans de nombreux pays. (présentation de l'éditeur)
Ce roman a enthousiasmé la blogosphère. Vous pouvez par exemple découvrir les avis de Fantasio Sylire Nina Keisha ....
Note : Je propose ce livre dans le cadre de la chaine Passe un livre à ton voisin organisée par Loula, vous pouvez lire l'article concernant les livres que j'offre ici





























